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Votée en mai avec les seules voix du Parti populaire, la nouvelle ley de costa interdit toute nouvelle construction sur le littoral espagnol. Ici, Costa da morte de Lois Patino (Espagne).

Madrid, correspondance


Pour faire face à ses difficultés financières persistantes - son déficit public dépasse les 70 milliards d'euros en 2012 -, l'Espagne a décidé de mettre en vente environ un quart de son patrimoine public, dont de vastes espaces naturels. L'un des joyaux de cette grande braderie publique de plus de 15 000 biens, qui va de bâtiments emblématiques des plus belles rues de Madrid à des terrains non constructibles en bordure d'autoroute ou de voie ferrée, est le domaine de l'Almoraima, en Andalousie.

La propriété est une petite merveille, unique en Europe. Elle couvre plus de 14 000 hectares - il s'agit de l'un des plus grands latifundios existant encore sur le Vieux Continent -, dont 90 % appartiennent au parc naturel Los Alcornocales, l'un des exemples les plus spectaculaires de forêt méditerranéenne primaire. S'étendant de la pointe ventée de Tarifa, sur la côte sud, à la sierra de Grazalema, une centaine de kilomètres plus au nord, ce parc de 170 000 hectares abrite aussi la plus grande formation de chênes-lièges de toute la péninsule ibérique.

Sa végétation, datant du tertiaire, est caractéristique de la laurisylve, un type de forêt subtropicale humide composée d'oliviers sauvages, de lauriers, de frênes, de caroubiers, de palmiers nains, de rhododendrons ou encore de cistes, de cytises ou de bruyères. Sa faune est également extrêmement riche avec plus de deux cents espèces de vertébrés, dont des colonies importantes de chevreuils, cerfs, sangliers, chats sauvages, loutres, a...

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Tag(s) : #Crise de l'Euro

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