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A quoi joue la France ? S'amuse-t-elle avec la vie d'une famille en incriminant de façon aussi cavalière la secte islamiste Boko Haram ? Dès la prise des otages le 19 février, sans avoir eu une seule nouvelle viable, le président français accusait déjà Boko Haram. Or, bien avant qu'on ne reçoive, hier, 25 février 2013, la vidéo montrant la famille française enlevée à la frontière camerouno-nigériane, dans l'Extrême-nord du Cameroun, Boko Haram avait déjà démenti toute implication dans cet acte ignoble. Nous étions alors le 23 février 2013. Pourquoi les médias occidentaux n'ont pas relayé cette information ? Mystère et boule de gomme. Ambiance.

Selon l'agence de presse Xinhua, citant des responsables de la secte islamiste, ces derniers refutaient l'idée selon laquelle, leur secte était derrière l'enlèvement des 7 Français, et encore moins, être proche du groupuscule qui avait commis ce forfait. Une information trappée dans la presse « mainstream », qui ressemble étrangement à un cailloux dans les chaussures des désinformateurs médiatiques au service d'une idéologie qui met au coeur de toutes ses conquêtes, le péril islamiste, avec tous ses mamamouchis autoproclamés princes des Lumières, en opposition à ceux au service de l'obscurantisme. La secte Boko Haram a démenti, dès samedi 23 février, toute implication dans l'enlèvement des 7 Français en villégiatures dans l'Extrême-nord du Cameroun, dans le charmant parc de Waza, nous informait Xinhua, le 24 février.Fichtre.

Diantre. Alors, la surprise du chef déboule avec le plat savoureux Boko Haram, qu'on déguste avec délectation et sans réserve, à satiété même, dans les médias. Juste une semaine après l'enlèvement et les fausses informations qui avaient été véhiculées, tout, vraiment tout, avec cette annonce « youtubienne » de l'usurpateur autoproclamé Boko Haram-passez-moi l'expression-, monopolise experts, journalistes, analystes, polémistes et stratèges de rien, confirmant les dires de François Hollande que relaie, pince sans rire, son premier ministre Jean-Marc Eyrault, laisse pantois. Les mauvais esprits, les fous et autres complotistes, selon la formule consacrée, pensent déjà que le Gouvernement français est derrière cet enlèvement. Pour quel but donc ? Mystère et boule de gomme...Le scénario ressemble néanmoins à une vaste escroquerie, une manigance, un vaudeville des boulevards, avec à la clé, Boko Haram portant un nez rouge.

Mais, comment et pourquoi ne pas avoir relayé une voix officielle de Boko Haram en la personne de Muhammad Ibn Abdulazeez, l'un des responsables militaires, qui avait déclaré à des journalistes à Maiduguri, la capitale de l'Etat de Borno, dans le nord-est du Nigeria, que Boko Haram ne connaissait pas de cette prise d'otages contrairement à des informations selon lesquelles des membres de sa secte ont enlevé 7 Français en Afrique centrale, qui plus est, dans l'antre même de l'Afrique en miniature, dans les confins de l'Extrême-nord du Cameroun, proche de la frontière du Nigeria. Muhammad Ibn Abdulazeez avait été clair et sans ambiguité dans sa déclaration:
« Les allégations selon lesquelles nous avons mené cette attaque étaient fausses. Bako Haram n'a rien à voir avec les otages français ni avec leurs ravisseurs ».
Quand on connait les méfaits de ce groupe, accepter la thèse farfelue et saugrenue de la vidéo c'est prendre les enfants du bon Dieu pour des canards boiteux. Bako Haram tue, tue, et tue encore, tout ce qui est soupçonné d'être chrétien au Nigéria. Essentiellement au Nigéria. Et, comme par hasard, quand il s'agit des Français, la secte internationalise son combat. De qui se moque-t-on ? A coup d'attentat, elle s'est fait connaître. Ne revendiquant rien, ne s'attardant pas sur des discours mais agissant, avec une violence inouïe, contre l'Etat nigérian, et les chrétiens. Alors, toutes les thèses aussi foireuses les unes que les autres sont une vaste fimusterie... Et pour cause:
- La langue parlée (arabe)

- Revendications tardives.

- Pas de demande de rançon mais échange de prisonniers.

- Pas de port djellaba, uniquement des tenues militaires.
Ce petit chapelet de faits résume ce que n'a jamais fait Boko Haram et ne fera jamais. Ces bandits de grands chemins et autres coupeurs de route ou braconniers, sont familiers des populations de ce grand Nord du Cameroun. Enlever des mukalas (blancs) a été une chance pour se faire de l'argent. La coïncidence, c'est que ce sont des Français. Le calendrier politique de François Hollande est donc un prétexte pour eux et, le hasard ayant fait le reste. Néanmoins, dans ce dossier, de Paul Biya, le président du Cameroun, à Goodluck Jonathan celui du Nigéria en passant par François Hollande le président français, les trois hommes sont dans le même bateau...

Boko Haram derrière cet enlèvement c'est de la littérature pour bisounours !
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Tag(s) : #ACTUALITES

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