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Depuis l’émergence du développement durable dans les années 70 jusqu’au premier Sommet de la Terre à Stockholm, cette idéologie s’est imposée massivement sur la planète dans les opinions, les médias et la plupart des institutions politiques.


C’est Madame Brutland, le premier ministre danois de l’époque, qui codifia le développement durable dans un rapport qui prit son nom. Il s’agissait de concilier un développement économique alliant deux contraintes : sociale vis-à-vis des travailleurs et environnementale vis-à-vis de la nature. Depuis, on parle d’un développement économique qui n’obère pas la capacité des générations futures à faire de même, l’activité humaine étant la cause de bouleversement écologique et climatique irréversible, devant mener à des catastrophes apocalyptiques.

Ces réflexions et cette idéologie sont issues des milieux nordiques et anglo-saxons. Il apparait aujourd’hui que de plus en plus de gens affirment que le but réel du développement durable est de mettre une barrière trop importante aux pays émergents afin qu’ils ne puissent pas se développer économiquement et récupérer le leadership mondial. L’histoire jugera. Force est de constater que les plus importants promoteurs de ce système sont issus des sphères d’influences, directes ou indirectes, anglo-saxonnes. Ce sont par exemple le GIEC de l’ONU, Bonno le leader du groupe irlandais U2 et le clan Clinton et ses réseaux.

Pendant des millénaires, l’homme a craint la nature et connaissait, ou tout du moins évaluait, intuitivement les forces de celle-ci. Il savait pertinemment que si l’un était plus fort que l’autre et s’imposait à l’autre, c’était bien sûr la nature et non pas lui-même. Il faut prendre le terme nature au sens large et même très large incluant la nature, les éléments et les astres. De fait, c’est tout le cosmos qu’il faut ici prendre en compte.

Aujourd’hui on tente d’imposer un dogme inverse. C’est l’homme, et son mode de vie ou son activité qui s’impose à la nature faisant de lui le plus puissant des deux. Cette inversion des choses est caractéristique de l’époque que nous vivons. Elle repose sur l’orgueil. Cet orgueil est à la base de la rébellion de l’homme sur la loi naturelle des choses, que d’aucuns appellent le divin, et qui par ailleurs n’empêche en rien la connaissance et la recherche.

Dans la mythologie grecque, c’est Icare qui tente de se rapprocher du soleil, et de ce qu’il représente, avec des ailes et qui le paye de sa vie. Dans la Bible, c’est l’Homme qui bâtit la tour de Babel pour essayer d’arriver jusqu’aux cieux.

On retrouve cette inversion des choses dans bien des situations très révélatrices de notre époque moderne. Aujourd’hui qui voit le triomphe du pédagogisme, ce sont les élèves qui notent les professeurs.

Pour revenir à l’écologie, que j’associerai au développement durable dans cet article, de plus en plus de vérités apparaissent et mettent à mal les ambitions et les promesses de ceux qui font la promotion du développement durable. Contrairement aux discours angéliques, la voiture Toyota Prius n’est pas la voiture la moins polluante du monde mais la plus polluante. Si aux cent kilomètres, elle pollue moins, son bilan carbone est désastreux du fait de la nécessité de mettre deux moteurs pour l’usage électrique et celui à essence. Les biocarburants, dont les chantres du développement durable ont vanté les mérites durant des années, sont aujourd’hui appelés nécro-carburant. Pour faire du bio-carburant, on rase des forêts, on expulse des populations, qui elles vivent en symbiose avec la nature. Et quand elles refusent, les gouvernements envoient l’armée. Ces véritables guerres ont fait et font toujours des milliers de morts en Amérique du sud notamment. On développe l’industrie des pesticides et des Organismes Génétiquement Modifiés, massivement utilisés pour optimiser le rendement des terres réquisitionnées. Tout cela pour donner bonne conscience à des gens vivant à Los Angeles, à Paris ou ailleurs.

Un autre élément qui ancre le développement durable dans la sphère anglo-saxonne est la place qu’il accorde aux droits, aux législations, et autres conventions internationales. Quand un document est signé officiellement, il a valeur de droit absolu et souvent irréversible. Cela laisse la porte ouverte au manichéisme et l’intransigeance qui l’accompagnent. Ceux qui ne sont pas pour le développement durable sont donc coupables presque de déni d’humanité et de crime contre la terre mère, d’où le fanatisme vert dont beaucoup ont déjà dénoncé la réalité. Devant les fausses théories que certains défendent, car certains écologistes dénoncent aussi des vérités, ces derniers se transforment en Khmers verts et oublient la tolérance la plus légitime, pris au piège par leurs positions initiales. Récemment encore, le CERN dans le cadre de son expérience CLOUD a démontré l’erreur de tous les modèles climatologiques, qui avait déjà été battu en brèche par les « climato-septiques ». Mais on affirme urbi et orbi que, malgré tout, c’est bien l’activité humaine qui est responsable du changement climatiques, car tous les modèles, ceux dont l’inanité a été montrée par l’expérience du CERN, l’ont démontré.

Avec ces nuages qui s’amoncellent sur le développement durable, nous allons peut-être assister à un renouvellement de paradigme. L’ONU, critiqué à juste titre pour ses ajustements structurels qui ont fait tant de dégâts dans les pays en voie de développement, donnera-t-elle un nouvel élan dans les années à venir ? On peut s’arrêter un instant sur ces ajustements structurels mis en place par l’ONU. Là aussi partant de bons sentiments, l’Occident a voulu officiellement aider les pays pauvres. Là aussi ce sont les pays anglo-saxons qui furent en première ligne via la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International. Le résultat fut catastrophique pour les populations du Sud et en revanche extrêmement rentable pour les actionnaires des établissements financiers qui ont pris le contrôle du pays via l’économie, et les établissements financiers proches du FMI et de la Banque mondiale.

Aussi c’était pour garder leur leadership avec le couple anglo-américain, face aux puissances émergentes que les anglo-saxons ont élaboré le développement durable. C’est via leurs réseaux de média et des Organisations Non Gouvernementales qu’ils l’ont diffusé. C’est grâce à l’ONU qu’ils l’ont imposé « moralement », à des ONG comme le club de Rome à l’époque, qui existe toujours, dont un des prolongements est aujourd’hui le Club de Budapest.

Cette ONG peu médiatique se penche sur les valeurs. Ce sont les héritiers de ceux qui ont installé le système de valeur qui régit le monde depuis la fin de la seconde guerre mondiale, qui pensent aujourd’hui aux valeurs qui piloteront le futur système qui prendra la place de celui dont nous voyons aujourd’hui le début de la fin. Ce club est basé en Allemagne mais dispose de bureaux dans de nombreux pays. On peut légitimement craindre que ces « valeurs » accouchent des mêmes résultats qui ont donné les ajustements structurels et le soi-disant développement durable.

Car il faut bien distinguer ici le développement durable et la préservation de la nature, des espèces ou d’une industrie agro-alimentaire saine. Souvent ces doctrines sont officiellement liées à juste titre, malheureusement pas toujours dans les faits. Précédemment dans cet article ont été cités des exemples pour illustrer cette analyse qui illustre l’opposition entre la volonté initiale du développement durable et le résultat réel finalement constaté. Il est frappant de voir les écologistes politiques, qu’il faut distinguer des bénévoles, accuser de tous les maux les paysans qui ont une certaine conscience de la terre et que les pouvoirs publics ont poussé à l’industrialisation de leurs productions, alors que dans le même temps ils défendent à tout prix l’Union Européenne. Pourtant cette dernière dans ses rapports avec les multinationales de la chimie, des industries parapétrolières ou pharmaceutique, devrait faire naître des griefs fondés contre elles pour les écologistes.

Si le développement durable est biaisé par des intérêts qui sont opposés à ce qu’il défend officiellement, cela ne veut pas dire que la défense de la nature n’est pas une juste cause. Il est indispensable que l’homme garde un lien avec la nature.

En fait le développement durable, en cette période moderne, me fait penser à l’anecdote suivante. Depuis quelques temps plusieurs personnes m’ont cité le dicton, qui révèle bien l’époque moderne et cette inversion des choses qui se développe.

Ce dicton dit que l’enfer est pavé de bonnes intentions. C’est bien sûr faux car l’enfer est, bien sûr, pavé de mauvaises intentions. Le dicton rappelle cependant que ce sont les chemins qui y mènent qui eux sont pavés de bonnes intentions. Avec le développement durable le parallèle peut sans doute être fait .

 

source: enquete-debat.fr

Tag(s) : #AIR DU TEMPS

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