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Comment en finir avec ces collègues qui pourrissent l'ambiance au travail ? Réponse avec Robert Sutton, prof de management à la prestigieuse école d'ingénieurs de Stanford, qui vient de rééditer l'un de ses best-sellers "Objectif zéro sale con" (éditions Pocket).

 

Non, cet ouvrage n'est pas un ramassis de grossièretés, mais bien une enquête très sérieuse sur les effets des "sales cons" dans les entreprises. Traduit en 20 langues depuis 2007, il s'est vendu à plus de 475.000 exemplaires dans le monde. 262 pages écrites avec humour, dans lesquelles nombre d'entre nous repérerons un collègue, voire... se reconnaîtrons ! Voici les conseils-clés pour survivre ou se débarrasser des personnes nuisibles, qui sévissent au travail.

 

 

1. Apprenez à repérer les sales cons

 

Ils s'attaquent à ceux qu'ils considèrent comme inférieurs, rarement à plus puissants qu'eux, et sont capables des pires vacheries. L'auteur a listé 12 comportements plus ou moins subtils : insultes personnelles aux plaisanteries sarcastiques, colères humiliante, emails cinglants...

 

Comment un manager devient-il imbuvable ? A cause du pouvoir, répond Robert Sutton, "les individus ont naturellement tendance à en abuser". D'autant que la plupart des salariés subissent en silence. Plus de la moitié travaillerait dans une "hostilité permanente", un quart serait témoins d'incivilités au moins une fois par semaine, selon une étude américaine.

 

 

2. Limitez leur prolifération

 

Pour l'entreprise, le danger de tels énergumènes est de miner le moral des troupes. "Lorsqu'il règne un climat de peur permanente, les gens se méfient de tout", justifie l'auteur. Conséquences : l'absentéisme explose et la motivation des équipes s'effrite. D'après les estimations de l'auteur, le coût total d'un sale con (CSC) s'élèverait à près de 120.000 euros par an.

 

Face à ce constat, beaucoup d'entreprises placardent leurs bons sentiments et prônent le respect d'autrui sur leur intranet. Inutile voire contre-productif si l'entreprise n'applique pas son message officiel, avertit Robert Sutton.

 

Pour limiter les effets de "mâle dominant", cet expert préconise de réduire les frontières hiérarchiques. A commencer par les écarts de salaire trop importants. Autre étape primordial : rétablir le dialogue entre les échelons pour confronter les idées.

 

 

3. Sélectionnez les bonnes recrues

 

Aux recruteurs de faire la chasse aux "sales cons" en devenir. L'idéal est donc de repérer les comportements via les stages, vérifier les références des candidats, et surtout, prévoir plusieurs entretiens y compris avec un membre de l'équipe. Objectif : éviter la reproduction des sales cons qui ont naturellement tendance à embaucher leurs congénères. Attention, cependant, à ne pas imposer de critères de recrutement trop restrictifs. "Le risque est à l'inverse de peupler l'entreprise de gentils imbéciles", prévient Robert Sutton.

 

 

4. Gare à ne pas devenir un sale con

 

Pour Robert Sutton, nous sommes tous des "sales cons" potentiels car l'entreprise encourage souvent ce genre de comportements. Robert Sutton conseille de ne pas considérer ses collègues comme des rivaux ou des ennemis, de ne pas être dans un esprit de compétition, mais dans un rapport constructif. "L'idéal est de mettre l'accent sur la dimension gagnant-gagnant dans vos échanges au travail", préconise l'expert.

 

 

5. Protégez-vous

 

Les patrons insultants ont un impact sur la santé des salariés. Selon une étude américaine qui a suivi 3.000 employés durant 10 ans, les maltraités ont 20% à 40% de risques supplémentaires d'être victime d'une crise cardiaque. Alors, quand les "sales cons" sont dans les plus hautes sphères, deux options : changer de boîte ou... cultiver l'indifférence.

Sandrine Chauvin

 

 

Les 12 "vacheries" les plus courantes des sales cons :
 > Lancer des insultes personnelles.
> Envahir l'espace personnel d'autrui.
> Imposer des contacts physiques importuns.
> Proférer des menaces et pratiquer des formes d'intimidation verbales et non verbales.
> Dissimuler sous des plaisanteries sarcastiques et des supposées "taquineries" des propos vexatoires.
> Envoyer des e-mails cinglants.
> Critiquer le statut social ou professionnel.
> Humilier par des remontrances publiques.
> Couper grossièrement la parole.
> Porter des attaques hypocrites.
> Jeter des regards mauvais.
> Traiter les gens comme s'ils étaient invisibles.

Tag(s) : #VIE QUOTIDIENNE

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