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Depuis Fukushima ça branle dans le manche, et les interventions d’anciens du nucléaire, mettent à jour les lacunes d’Areva, dans la protection hyper-sensible de certaines centrales dont celle de la Hague, qui retraite les déchets des centrales Françaises et d’autres pays d’Europe. Les explications d’Areva toutes enrobées de sucres qu’elles soient, mériteraient d’être approfondies. Nous avons vu la fiabilité des instances nucléaires à gérer le désastre de Fukushima, et je doute personnellement de la capacité d’Areva, à retraiter l’eau contaminée des réacteurs en perdition de la centrale Japonaise, car en admettant que cela soit possible, que vont ils faire des déchets radioactifs??? sachant que nous ne savons pas quoi en faire!! vu sur "les moutons enragés"

L'usine Areva de La Hague le 4 mars 2009 Mychele Daniau AFP/Archives

Guislain Quétel, retraité de l’usine Areva, affirme que les quatre piscines de la Hague; chargées du refroidissement des combustibles, sont très mal protégées…  

Trois mois après la catastrophe de Fukushima, un technicien retraité de l’usine Areva de La Hague a provoqué des remous cette semaine en se présentant publiquement devant une commission officielle pour dénoncer la sécurité «insuffisante» du site, un des plus riches en matières radioactive au monde.

«La région ne doit pas être sacrifiée pour le bien être de la collectivité nationale», a lancé mercredi Guislain Quétel, 66 ans, dont 35 consacrés à la protection des salariés de La Hague contre les radiations.

Le technicien a tenté de convaincre mercredi la commission locale d’information (CLI) du site, qui regroupe élus locaux, experts, syndicats et associations, de faire construire une «cathédrale de béton» contre les éventuels projectiles, par avion ou tir de mortier depuis la campagne environnante.

L’équivalent de 100 réacteurs

Tous les combustibles irradiés de France sont immergés dans les quatre piscines de La Hague avant d’être retraités par Areva. Or les installations «ne sont couvertes que par un simple bardage métallique», a argumenté le technicien, ancien syndicaliste CFDT.

Les piscines contiennent l’équivalent en rejets radioactifs potentiels de 100 réacteurs, si un projectile explosif les atteint, «là, c’est pire que Fukushima» dit l’ancien radioprotectionniste.

Par comparaison, sur le chantier voisin de Flamanville, où se construit le nouveau réacteur EPR et avec sa piscine pour immerger les combustibles dès leur sortie, «on nous parle d’une coque résistant à la chute d’un avion gros porteur», souligne Guislain Quétel.

Surnommé le «curé de la radioprotection»

Lors de la réunion de la CLI, le radioprotectionniste a parlé d’un ton parfois hésitant face à un public loin d’être acquis mais avec le verbe précis de l’orateur convaincu de connaître son sujet mieux que ses auditeurs.

Son intervention publique a fait l’objet de «tergiversations», selon la présidence de la CLI.

Le bureau chargé de l’ordre du jour lui a d’abord refusé la tribune et il a fallu que des membres de la CLI comme Greenpeace ou la chercheuse au CNRS Monique Sené envoient un courrier commun de protestation.

«On a voulu m’interdire de parler par crainte que je ne fasse le jeu des antinucléaires», dit Guislain Quétel.

Dans les années 90, ses prises de positions lui avaient valu le surnom de «curé de la radioprotection» au sein de l’entreprise. «Lorsque j’avais alerté le PDG de l’époque Jean Syrota puis évoqué ces questions dans un documentaire diffusé sur Canal +, j’ai été progressivement mis en quarantaine de la CFDT», raconte-t-il.

«Des systèmes de refroidissement à l’air libre, ça interpelle»

Parti en retraite en 2001, le technicien a décidé de renouer avec le militantisme après la catastrophe de Fukushima, poussé par «des amis comme Jean-Claude Zerbib» ancien ingénieur au Commissariat à l’énergie atomique (CEA) qui cosigne le résumé écrit de son exposé.

Après son intervention devant la CLI, les élus locaux interrogés par l’AFP ont réagi avec mesure. «Quand on entend que les systèmes de refroidissement sont à l’air libre, ça interpelle», a simplement commenté le président de la CLI le conseiller général DVD Michel Laurent sans vouloir parler d’insuffisance.

La CLI qui planche depuis Fukushima sur la sûreté du site doit formuler des questions ou des recommandations au second semestre.

«Pas un scoop» pour Areva

Côté Areva, le directeur adjoint Roland Jacquet s’est contenté de déclarer que l’exposé de Guislain Quétel n’avait «pas de scoop», comme il l’a dit à l’AFP après la réunion.

Le groupe considère que la sûreté du site est assuré sans cathédrale de béton, car des dispositifs d’intervention notamment existent en cas de survol.

En outre les combustibles irradiés qui arrivent à la Hague sont beaucoup moins chauds que ceux qui attendent à côté des centrales et Areva a plus de temps pour intervenir en cas de problèmes de refroidissement, selon les arguments officiels.

© 2011 AFP
source 20minutes
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Tag(s) : #AIR DU TEMPS

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