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Jusqu'alors interdit, l'étiquetage « sans OGM » sur les emballages des produits alimentaires est légal à compter du 1er juillet.

 

 

 

Après quinze ans d'attente, les consommateurs vont enfin pouvoir identifier sans ambiguïté la viande, le poisson, les produits laitiers, les oeufs et les autres aliments provenant ­d'animaux nourris sans organismes ­génétiquement modifiés.

Jusque-là, s'il était obligatoire, depuis 1997, d'indiquer la ­présence d'OGM dans les produits ­alimentaires au-delà d'un seuil supérieur à 0,9 %, aucune réglementation n'imposait aux fabricants de préciser si les animaux à la base de ces aliments étaient eux-mêmes nourris avec des OGM.

Or, près de 80 % du soja utilisé dans les élevages pour l'alimentation des bêtes, importé essentiellement du Brésil et d'Argentine, est transgénique.

 

Le décret (JO du 31 janvier 2012) légalisant la nouvelle étiquette définit quatre mentions possibles : « sans OGM » pour les produits d'origine végétale (farine, amidon, ­lécithine...), « nourri sans OGM (< 0,1 %) » ou « nourri sans OGM (< 0,9 %) » pour ceux d'origine animale (viande, poisson, oeuf, lait...) et « sans OGM dans un rayon de 3 km » pour les produits d'origine apicole, comme le miel.

Le consommateur devra toutefois avoir de bons yeux pour en prendre connaissance car ces indications figureront dans la liste des ingrédients du produit.

 

Pour que l'inscription « sans OGM » soit bien en vue sur la face avant de l'emballage, il faut que le produit soit composé à 95 % du même ingrédient garanti non transgénique.

Pour salutaire qu'il soit, l'étiquetage « sans OGM » ne règle pas tout.

Alors qu'une ­écrasante majorité des consommateurs, français et européens, refuse les OGM dans leur assiette, le dossier européen tourne à l'imbroglio. Bruxelles propose d'introduire des critères sociaux ou économiques pour que chaque État ait la possibilité d'interdire sur son territoire la culture de plantes ­transgéniques autorisées au niveau européen, sans avoir à prouver leur innocuité ou leur dangerosité comme c'est le cas actuellement.

Peu compatible avec les règles de ­l'Organisation mondiale du commerce (OMC), cette proposition a toutes les chances d'être retoquée, rendant l'interdiction des OGM encore plus compliquée.

 

Shark watermelon fruit bowl

 

 

Auteur : Jean-Paul Geai

Source : www.quechoisir.org  via terre sacrée

Tag(s) : #VIE QUOTIDIENNE

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