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INFO PANAMZA. L'homme qui a servi de prête-nom à Nicolas Sarkozy est un promoteur immobilier en rapport avec la mouvance ultra-sioniste liée à l'UMP.

 

Nicolas Sarkozy mis en examen pour corruption active

 

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                                                   Le 15.03.2014 à 20h33, mis à jour le 01.07.2014 à 17h23

 

Le 7 mars, Le Monde rapportait que l’ancien président de la République s’était procuré un second téléphone portable, via un nom d’empruntLe Canard enchaîné du 12 mars révélait que le pseudonyme utilisé était "Paul Bismuth", du nom d'un ancien camarade de classe de l'avocat de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog. Ce dernier avait affirmé sur BFM TV avoir lui-même ouvert deux comptes téléphoniques SFR prépayés car il « avait de forts soupçons sur des écoutes sauvages ».

 

Sollicité par l’hebdomadaire satirique, le véritable Paul Bismuth, désormais installé en Israël, s’était contenté de juger le procédé « plutôt cavalier » et avait laissé entendre qu’il pourrait porter plainte pour usurpation d’identité avant de se rétracter sur l’antenne de LCI.


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Le jeudi 13 mars, interviewé par France Info, Paul Bismuth déclara également avoir été « choqué » et précisa incidemment avoir connu son « camarade de lycée » Thierry Herzog -qui aurait « choisi le nom qui lui était passé par la tête »- en même temps qu’un autre avocat célèbre: Francis Szpiner, un ex-militant du Front des étudiants juifs qui avait songé -l’an dernier- à se porter candidat pour devenir député UMP des Français de l’étranger (dans la circonscription incluant les électeurs résidant majoritairement en Israël).

 

Nicolas Sarkozy suspectait la justice de l’avoir mis sur écoute dans le cadre de l’ouverture -en avril 2013- d'une information judiciaire pour "corruption" sur un éventuel soutien financier de la Libye à sa campagne présidentielle de 2007. Les policiers avaient notamment intercepté entre le 28 janvier et le 11 février 2014 des conversations téléphoniques entre Nicolas Sarkozy utilisant une ligne téléphonique (souscrite à Nice sous le nom de Paul Bismuth) et son avocat Thierry Herzog se servant d’une autre ligne souscrite le même jour et au même endroit que la première. 


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Comme le souligne la journaliste web Julie Saulnier de L’Express, « Thierry Herzog a dû fournir, selon SFR, "une pièce d'identité originale et valide de l'acheteur", autrement dit celle de Paul Bismuth. L'avocat a-t-il pu échapper à ce contrôle? A-t-il soumis un faux? »

 

Qui est Paul Bismuth? 

 

Contacté le 12 mars par Europe 1, l’homme affirme vivre « depuis trois ans » en Israël et n’avoir « strictement rien à foutre de M. Sarkozy et de ce qui lui arrive »


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Originaire de Tunisie, celui qui fut brièvement manutentionnaire après ses études a dirigé, entre 1985 et 2004, Paolina, un grossiste de vêtements féminins basé dans le quartier parisien du Sentier. Depuis janvier 2004, il gère Adamis, une entreprise immobilière installée dans la ville israélienne de Netanya et spécialisée dans la vente d’appartements luxueux

 

 


 

 

 

 

 

Paul Bismuth administre d’ailleurs la page Facebook de la Tour Eden et s’y présente lui-même comme un « promoteur franco-israélien ». Sur le site relatif à ce projet immobilier initié en 2012, l’homme se décrit également de la sorte: 

La distribution et la promotion du projet Eden Tower est entre les mains expertes de Paul Bismuth, un professionnel reconnu dans son domaine depuis 1995.

 

Son propre compte Facebook révèle certains éléments à l’égard de ses convictions politiques. Ainsi, l’homme a « aimé » la page dédiée au député UDI Meyer Habib, ancien membre du Bétar, sympathisant de l'extrême droite israélienne et ami proche de Nicolas Sarkozy.



Paul Bismuth est également proche de Gil Taïeb, actuel vice-président du Crif, si l’on en juge par la familiarité de leurs échanges lisibles sur son mur public Facebook. 

 

Plus intéressant, il a été convié au salon du KKL (« Fonds pour l’existence d’Israël ») organisé à Paris le 2 février. Souvenez-vous: il s’agit de cet évènement organisé par une association ultra-sioniste et au cours duquel le député UMP Claude Goasguen avait prononcé sa déclaration relative aux « jeunes musulmans drogués dans les mosquées ».

 

La consultation de son mur Facebook permet de distinguer un échange avec l’un de ses amis (le célèbre coiffeur Elie Eliakim) à ce propos.

 

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L’évènement annuel du KKL n’est pas exactement une cérémonie destinée à l’ensemble des Franco-Israéliens ou de la communauté juive hexagonale: il regroupe spécifiquement la frange la plus ultra-sioniste des hommes et des femmes attachés à l’État hébreu. Chose particulière: les organisateurs du KKL sont également proches du clan Sarkozy. Comme en témoigne la page Facebook du mouvement, l’ancien Président était pressenti pour venir se joindre aux festivités le 2 février avant d’être remplacé par son ex-bras droit Claude Guéant.


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Le député Meyer Habib  était d’ailleurs également présent: on peut l’apercevoir derrière Joël Mergui, président du Consistoire qui déclara que les Israéliens « luttent pour que la terre d’Israël reste la terre du peuple juif ».

 

 

 

 

En résumé : ce 2 février, à Paris, Nicolas Sarkozy aurait pu croiser physiquement l’homme dont il venait d’usurper l’identité. La preuve d’un lien entre les deux hommes? Certainement pas. Une simple coïncidence? La question est ouverte. 

 

Chose ironique, les deux hommes auraient également pu échanger un regard, voire davantage, huit mois auparavant. Le 22 mai 2013, l’ancien chef de l’État était de passage à Netanya, ville de résidence de Paul Bismuth, pour tenir un discours pro-israélien dans une université locale. 

 

 

 

De même qu’au salon du KKL, Meyer Habib, proche de Sarkozy et favori de Bismuth, était présent comme en témoigne (à la 42ème seconde) cette vidéo récemment mise en ligne.

 

 


 

 

 

 

Dans son entretien avec Europe 1, Paul Bismuth affirmait ne plus avoir -« depuis au moins une trentaine d’années »- de contact avec Thierry Herzog, l’avocat de Nicolas Sarkozy qui a ouvert deux lignes téléphoniques à son nom, mais reconnaissait auprès de l'Express avoir néanmoins gardé des « amis en commun ». Le fait que ce promoteur immobilier (dont l’identité aurait été usurpée, à son insu, au profit du clan Sarkozy) entretienne des rapports (comme le suggère son invitation au salon du KKL) avec une droite française très particulière (à la fois sarkozyste et ultra-sioniste) peut, bien évidemment, relever d’un hasard complètement fortuit.

 

Ou pas.

 

Hicham HAMZA    

     

Mise à jour du 01.07.2014 : parue en 1995, une enquête consacrée aux milices sionistes, intitulée "Les guerriers d'Israël" et rédigée par Emmanuel Ratier -journaliste d'investigation issu de la mouvance nationaliste- faisait incidemment état de Paul Bismuth. Le patronyme de ce dernier figure dans un rapport de police publié dans l'ouvrage et relatif aux violences commises par des militants sionistes le 8 mai 1988, lors d'un rassemblement parisien de groupuscules nationalistes en l'honneur de Jeanne d'Arc.

Détail significatif: à l'instar de Meyer Habib (l'actuel député UDI particulièrement proche du tandem Sarkozy/Netanyahou), Paul Bismuth, alors âgé de 33 ans, faisait partie de la poignée d'individus interpellés par la police.

 

 


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Tag(s) : #ACTUALITES

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