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Une marque Américaine d’accessoires fait scandale en lançant la mode du “homeless-chic”.

Le porno chic est mort, vive le homeless chic; nos amis du monde de la monde, jamais à court de concepts « audacieux »  (et pas à une polémique près) ont une fois de plus repoussé les limites du bon goût.

L’objet du scandale ? Un porte monnaie inspiré des  tristement célèbres « Anthoras », ces verres en papier bleu et blanc utilisés par les SDF de «=la ville qui ne dort jamais pour faire la manche. Les gobelets, designés à l’origine par une certaine Leslie Buck en 1964, se sont écoulés au fil des années à plus de 500 millions d’exemplaires, devenant un symbole populaire purement New Yorkais. 



Distribués depuis la fin des années par la Solo Cup Company qui en a acquis les droits, les gobelets sont apparus à plusieurs reprises dans nombre de films et de séries US. Un succès qui a donné des idées à certains, puisque  le concept store CB2, filiale du groupe Crate and barrel, qui compte une dizaine de points de vente outre Atlantique, et propose toutes sortes d’accessoires et d’articles de décoration, a eu la mauvaise idée d’en faire un remake très particulier : L’enseigne de design s’est distinguée  la semaine dernière en proposant une réplique version porte-monnaie des fameux verres en papier.

Jusqu’aux premiers jours de Décembre, (sous la pression des consommateurs, l’article a été retiré de la vente entretemps) on pouvait acquérir  sur le site de vente en ligne de CB2 ce « Lucky beggar wallet » (Porte-monnaie « Mendiant chanceux » en VF) pour la modique somme de 15 dollars 95. 

 

 

 


On doit cet article en faux cuir, de toute beauté et du meilleur goût, à «  l’artiste »  George Skelcher, qui, dans un souci de réalisme, y a  même reproduit la célèbre mention « We are happy to serve you » inscrite sur les gobelets des mendiants.

Un objet « décalé » et « audacieux »

Au vu de la très classe description de l’objet sur le e-store, on ne peut que féliciter les membres du personnel en charge du marketing  « Inspiré par les emblématiques verres de café bleus et blancs souvent vus entre les mains des mendiants de New York City, ce porte monnaie décalé supplie qu’on le regarde ! » Décalé, c’est le mot…

 

C’était sans compter sur le coup de gueule des fashionistas du monde entier, qui ont, quoi qu’on en dise, un cœur et une conscience : De nombreux sites de consommateurs se sont fait l’écho de commentaires ulcérés, la plupart jugeant  le porte monnaie « insensible et choquant ».

 

Comme l’ont fait remarquer à juste titre les fashion victims du site Jezebel, qui ne sont pas à un sarcasme près :

« Oh, oui, « l’emblématique », « l audacieuse » pauvreté des rues de New York city ! Imaginez vous posséder un porte-monnaie qui fait apparaitre comme par magie le charme des nuits sur les trottoirs,  dans une ville où un nombre de gens sans précédent vit désormais sans un toit au dessus de sa tête… » 

« Imaginez qu’on vous rappelle le surpeuplement des foyers d’accueil et le manque de financements auquel ils font face, la déchéance économique de nos vétérans, et  l’échec des services de santé (…) à chaque fois que vous sortirez votre portefeuille pour payer un Iphone hors de prix (…) »

Devant le flop total de l’opération commerciale, l’équipe de communication de CB2, honteuse et confuse, a présenté ses « plus profondes excuses » via le compte twitter de l’enseigne le Mercredi 5 Septembre.

« Nous avons pris une mauvaise décision en commandant ce produit, et nous l’avons retiré de nos boutiques et de notre e-store. Veuillez accepter nos plus profondes excuses »

La preuve que tous les buzz ne sont pas bons à prendre. A quand les sacs « Le réverbère » dans la presse mode française ?   SOURCE

 

à lire aussi : Le SDF de New York remercie le policier, mais préfère rester pieds nus

Tag(s) : #INSOLITE

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