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Par la voix de son avocat, Megaupload a réagi fermement à la fermeture du site et aux arrestations du fondateur de la société et de certains de ses collaborateurs. Le site « examine les options légales » pour revenir en ligne rapidement.



Des raids policiers ont été menés jeudi à l’encontre de Megaupload. Un déploiement de force et de moyens qu’Ira Rothken, l’avocate de Kim « Dotcom », estime exagéré pour un site qui ne « fait que permettre à des particuliers d’uploader des fichiers.«

«Il est vraiment choquant de dire que juste parce que les gens peuvent uploader des mauvaises choses, Megaupload est par conséquent automatiquement responsable», déclare Rothken.

Rappelons que le US-EU Safe Harbor aligne la législation américaine sur les principes en vigueur en Europe concernant l’hébergement de données de particuliers par des sociétés tiers. La société ne peut ainsi pas être tenue responsable du contenu illégal qu’elle héberge si elle n’est pas consciente qu’il l’est (illégal). Mais dans le cas de Megaupload, ce principe est caduque puisqu’une partie substantielle des fichiers hébergées contreviennent aux lois inhérentes au Copyright. Elle aurait alors dû faire le ménage sur ses serveurs.

Et Rothken de préciser que Kim « Dotcom », le fondateur du site, se battra contre toute tentative d’extradition de la Nouvelle-Zélande vers les Etats-Unis. Cela risque d’être difficile puisque la police néo-zélandaise a agi sous l’impulsion et à la demande des officiels américains. Fédéraux américains qui précisent d’ailleurs que Dotcom se serait retiré dans une « panic room » (pièce blindée) avec un pistolet, histoire de démontrer encore un peu plus l’aspect mafieux du personnage.

Notons que des sites tentent de faire croire à un retour de Megaupload en imitant sa page d’accueil. Mais ils n’émanent pas de Megaupload.

L’affaire pose beaucoup de questions au delà du cas précis de Megaupload. Elle démontre que les Etats-Unis arrivent à piloter des opérations policières hors de leurs frontières. Les procédures judiciaires sont également bafouées : les mesures qui pourraient résulter d’un procès sont mises en oeuvre avant même qu’il y ait eu procès dans un arbitraire des plus inquiétants.

L’internet jugé ingérable par les gouvernements doit-il être traité de la sorte ? En aparté, rappelons que les Etats-Unis ont par ailleurs ajouté à leur constitution un volet riposte militaire en cas de cyber-attaques. Mais aussi qu’un bouton permettant « d’éteindre » internet est prôné par certains sénateurs américains. Il s’agit du « kill switch » qui permettrait littéralement de « débrancher » internet.

Allez, tous en choeur :





[
reuters]

Tag(s) : #INTERNET - COMMUNICATION

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