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Capture d'écran du site de l'Élysée, avant sa fermeture.

 

Les hackers reprochent à la présidence d’avoir publié un communiqué soutenant l’opération américaine contre Megaupload.

À 19 heures, le site de l’Élysée s’est éteint ce vendredi. Quelques minutes. Avant de se rallumer, avec inscrit, «we are legion», la devise des Anonymous. Ces hackers militants mènent la ripostent depuis la fermeture de Megaupload, un site de partage de fichiers et de films.

 

Si l’intrusion sur la page de la présidence est fugace elle est hautement symbolique. «Ils sont forts ces Anonymous, ils ont même fait tomber le site du FBI», concédait-on à l’Elysée.

Jeudi, durant plusieurs heures, les Anonymous ont mis hors service le site de la justice américaine, celui de la compagnie Universal… Certains Anonymous voulaient déjà s’en prendre à l’Élysée, agacés par un communiqué de soutien à l’opération policière américaine. «Ils ont réveillé Nadine Morano pour l’écrire ou quoi?», ironisait alors un pirate. Mais «on n’était pas assez nombreux», raconte l’un d’eux. Car ces attaques ne fonctionnent que lorsque l’action est massive. Les contestataires utilisent un petit logiciel baptisé «Loic», qui envoie des milliers de requêtes sur les cibles… et finit par saturer le système, le mettant hors service.

Attaque contre Hadopi

Sur le forum privé, abrité cette fois au Liechtenstein, où ils coordonnent leurs actions, les Anonymous francophones ont finalement lancé une attaque contre Hadopi. Une cible habituelle. «Cela ne sert à rien d’attaquer l’Hadopi: on ne tape jamais un homme à terre», a bien tenté un des pirates les plus expérimentés estimant que la haute autorité est déjà discréditée, «puisqu’elle a envoyé presque autant d’avertissements qu’il y a de foyers…». Mais le site de la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet a finalement été mis hors service. Suscitant les commentaires ironiques de son secrétaire général, Éric Walter: «Quelle belle bataille. Comme vous savez le site de l’Hadopi n’est pas protégé…».

Vendredi soir, l’offensive se poursuivait. Certains évoquaient des attaques plus «radicales» que le déni de service. «Il ne s’agit pas de défendre Megaupload, qui était super mercantil et un peu mafieux» écrit l’un. «Mais nous protestons contre la censure sur le Net.»

http://www.lefigaro.fr/

Lu sur: Realinfos

  

Tag(s) : #INTERNET - COMMUNICATION

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