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7S7 mise à jour

 

 

L'information s'est répandue comme une traînée de poudre sur la toile. Suite à une enquête du FBI, le gouvernement américain a fait fermer le site de téléchargement Megaupload. Un site qui représenterait un manque à gagner (frauduleux) de plusieurs centaines de millions de dollars par an pour l'industrie du cinéma. Le fondateur et trois autres personnes ont été arrêtées. Deux autres sont recherchées. Une décision qui n'a pas tardé à trouver une riposte.

L'Empire contre-attaque! Le collectif Anonymous a réagi rapidement à l'annonce de la fermeture par le gouvernement américain du site de téléchargement Megaupload. L'opération, menée jeudi soir, vise plusieurs sites, dont ceux d'Universal, de la Motion Picture Association of America (MPAA) ou encore de l'industrie américaine du disque, rendus inaccessibles.

Cette réaction fait suite à la fermeture de Megaupload par le gouvernement américain qui, depuis quelques mois, s'attaque au téléchargement illégal. La fronde avait déjà été lancée il y a peu, lorsque les syndicats du cinéma américain et les distributeurs vidéo ont assigné les opérateurs de plusieurs pays, dont la France, à bloquer l'accès aux "sites de streaming et de téléchargement direct illicites". Une démarche qui visait notamment Megaupload, ce service de téléchargement et de libre accès illimité aux films et aux séries. La justice américaine vient ce jeudi de frapper un grand coup en imposant la fermeture immédiate de Megaupload et en arrêtant Kim Dotcom (aussi appelé Kim Schmitz), son fondateur, et trois autres collaborateurs en Nouvelle-Zélande, où le site serait basé (même si d'autres sources affirment qu'il serait plutôt à Honk-Kong, ndlr).

Alors que deux autres individus se trouvent actuellement en fuite, les quatre prévenus sont inculpés pour "racket", "conspiration pour commettre une infraction aux droits d'auteurs" et le "blanchiment
d'argent". Une décision que Megaupload juge démesurée. Avant sa mise hors-ligne, le site la qualifiait de "grotesquement exagérée" et proposait à l'entertainment de collaborer. "La vérité, c'est que l'immense majorité du trafic est légale, et nous sommes là pour en attester. Si l'industrie veut entamer un dialogue sur la manière de tirer parti de notre popularité, nous serions ravis de le faire". De son côté, Kim Dotcom s'est défendu de toute malveillance et affirmait se plier à la loi, expliquant ne pas être en mesure de vérifier la nature du fichier mis en ligne mais respecter la demande des ayants droits s'ils lui demandaient de supprimer un contenu piraté.

En outre, il estime que 87% des 500 plus grandes entreprises américaines se servent légalement de Megaupload pour transférer des fichiers. S'il s'agit d'un grand coup, la décision gouvernement américain revêt plus un caractère symbolique qu'un coup de pied dans une fourmilière qui exploite un trafic estimé à 21 milliards de visite par an. De nombreux sites "cousins" offrent à ce jour un service identique et la possibilité donnée aux utilisateurs d'ajouter librement des fichiers, aussi illégaux soient-ils, risque de marginaliser cette décision. (LS/LosAngeles)

20/01/12 00h23
Tag(s) : #INTERNET - COMMUNICATION

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