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Une bande de lémuriens (570×620)

 

La chasse, la perte d’habitat dû au défrichement et l’exploitation font partie des menaces des lémuriens. La dernière recherche du Groupe d’ Etude et de Recherche sur les Primates de Madagascar (GERP) indique que 94% des lémuriens de la Grande Ile sont en danger, a affirmé le Dr Jonah Ratsimbazafy, secrétaire général du GERP lors d’un atelier qui s’est tenu à Isotry Fitiavana. Pourtant, plus de 50% de ces lémuriens sont endémiques.

Vu les menaces que subissent les lémuriens, le GERP a été créé il y a de cela 20 ans dans le but de conserver les lémuriens et participe à la protection et à la conservation de la biodiversité. Ainsi, il améliore l’environnement et le cadre de vie des communautés locales vivant aux alentours des aires protégées. C’est d’ailleurs le cas du plateau Makira au Nord-est de Madagascar.

 

Mon animal : le bébé lémurien du film Madagascar


Dans le cadre de l’atelier hier, des résultats de recherches et de travaux ont été présentés. Ainsi, ce responsable a précisé qu’en 2004-2005, un état de lieux de la biodiversité de la forêt de Makira a permis de recenser 18 espèces de lémuriens. Puis la mise en œuvre de ce plan de conservation a conduit à la découverte d’une nouvelle espèce de lémurien nocturne à la taille d’un rat dénommé Microcebus macarturii. Ce qui signifie que 19 espèces de lémuriens vivent dans la forêt de Makira.


Pour limiter les pressions et pour l’équilibre de l’écosystème, des activités sont menées dans la région. Ce qui signifie qu’à part les travaux de recherches ainsi que les publications, le GERP mène des activités sociales et des projets de développement, a ajouté le Dr Jonah Ratsimbazafy. Aussi, un programme d’éducation environnementale auprès des 5 écoles et des 846 élèves dans les localités autours de Makira concerne la sensibilisation et l’éducation sur la conservation autour de la zone dont 12 fokontany, 58 villages et 4.851 personnes. De plus, pour maitriser les modèles de conservation, un renforcement de capacité pour une trentaine de leaders communautaires a été réalisé en partenariat avec le Réseau des éducateurs et professionnels de la conservation (REPC) pour adresser les menaces qui s’accentuent depuis l’explosion des trafics de bois de rose.


A cette occasion, le Dr Jonah Ratsimbazafy n’a pas manqué de préciser que durant ces trois dernières années, le GERP s’est focalisé sur les services écologiques et le bien-être des populations locales. Il s’agit d’une estimation en valeur monétaire des services rendus par an et perçue au niveau des ménages. Des enquêtes auprès de 401 ménages ont reporté que l’écosystème forestier permet aux ménages de bénéficier 2.952.223 ariary par an. Par ailleurs, 4 projets de développement alternatifs ont été établis pour les populations locales qui participent aux actions de conservation des lémuriens, à savoir le système de riziculture amélioré (SRA), l’élevage amélioré de poulets « gasy », la pisciculture et l’apiculture.

 


Lémurien, Madagascar

  Notons que le GERP est une association de droit malagasy fondée en 1994 par des primatologues enseignants et chercheurs issus du département de Paléontologie et d’Anthropologie biologique, et du département de Biologie et Animale de l’Université Antananarivo dont l’objectif est de partager les connaissances et les compétences afin de préserver la biodiversité pour les générations futures.

Dans un article paru dans la revue Science un groupe de 19 chercheurs et biologistes de la conservation, dont Lounes Chikhi, chercheur au laboratoire Évolution et Diversité Biologique de Toulouse (EDB - UMR 5174), mettent en avant un plan d'action de trois ans dont le budget a été établi à environ 7,6 millions de dollars (environ 5,6 millions d'euros).


Ce programme est fondé sur l'identification de 30 régions prioritaires particulièrement riches en espèces de lémuriens menacées. Trois axes ont été identifiés :implication des communautés locales dans les projets de conservation ;présence continue et sur le long terme des chercheurs et de programmes de recherche développement de l'éco-tourisme lorsque cela est possible.

 


source

 

 


Lémurien

Tag(s) : #NATURE - ECOLOGIE

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