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Bonjour !

D’abord une petite définition des classes moyennes :

La classe sociale dite « Classe moyenne » rassemble un ensemble de populations hétérogènes, situées au-dessus des classes pauvres et en-dessous des classes aisées, ça c’est facile, mais la question de sa définition exacte, reste délicate et explique que l’on parle aussi «des» «classes moyennes». Les critères majeurs de définition étant le niveau de vie et l’appartenance ressentie à un statut social ou il est patent que la notion varie suivant les pays et dans le temps.

Tout en admettant qu’« il n’y a pas de consensus sur les frontières exactes de cet ensemble » , l’économiste Eric Maurin et la sociologue Dominique Goux estiment que « la composition de son noyau central semble difficile à contester » avec :

  • d’un coté, le petit patronat traditionnel
  • de l’autre, un vaste salariat intermédiaire désigné par l’Insee comme professions intermédiaires : artisans, commerçants, techniciens, professeurs des écoles, cadres B de la fonction publique, représentants de commerce .

D’autres avancent la décomposition suivante en :

  • une classe moyenne supérieure composée de : cadres, ingénieurs, professeurs d’université, professions intellectuelles supérieures (excepté les professions libérales, associées aux classes aisées).
  • une classe moyennes inférieure : travailleurs sociaux, infirmières, instituteurs, professions intermédiaires (tels les contremaîtres), une partie des employés.

Sommes nous une force ?

Selon les estimations établies pour la France par Maurin et Goux, (année 2011),

  • les classes moyennes représentent 30% de la population nationale.
  • la catégorie supérieure ( Chefs d’entreprise, Cadres et professions libérales et intellectuelles supérieures) représente 20% ,
  • la catégorie des employés et ouvriers rassemble 50% .

A l’évidence oui, mais pourtant les classes moyennes ont de plus en plus de mal à s’en sortir :

1 personne sur 2 vit avec moins de 1500 euros par mois. Pourquoi les classes moyennes sont elles donc sous pression ? L’étude de la situation financière d’une personne qui se situe au milieu de l’éventail des revenus en France permet d’illustrer le phénomène.

Cette personne — assez représentative des classes moyennes puisqu’on dénombre autant de personnes qui gagnent plus qu’elle et autant qui gagnent moins — vit avec 1467 € de ressources mensuelles une fois ses impôts payés. Cette personne pourrait être un conducteur d’engins du bâtiment, un technicien informatique, une assistante comptable ou une infirmière, à des niveaux plus ou moins avancés de leur carrière.

Après avoir payé le loyer, les charges du logement, l’eau, le gaz, l’électricité, le téléphone et les assurances, il lui reste 910 €.

Plus du tiers de son revenu (38 %) est consacré à ce que l’on appelle les «dépenses contraintes», en raison du caractère « pré-engagé » de ces dépenses chaque mois. Lorsqu’on ajoute à cela d’autres frais incontournables tels que l’alimentation, le transport, l’éducation et la santé, on retire encore 615 €.

Si bien qu’il ne reste plus que 294 € par mois pour toutes les autres dépenses, telles que les loisirs, les sorties, les vacances, l’habillement, les meubles, les biens d’équipement du foyer… et essayer de mettre un peu d’argent de côté.

Autant dire que les marges de manoeuvres sont étroites. Les dernières enquêtes du CRÉDOC sur les « Conditions de vie et les Aspirations des Français » et sur les « départs en vacances » mettent en évidence quelques-unes des conséquences de cette pression financière sur les classes moyennes :

En 2008, près d’une personne sur deux disposant d’un budget médian n’est pas partie en vacances (48% exactement) 37% ne sont jamais allés au cinéma, 34% n’ont pas de voiture, 50% n’ont pas accès à Internet à domicile, 40% n’ont pas de produit d’épargne liquide de type livret.

En comparaison, les 10% de la population les plus aisés, après avoir payé leurs impôts, vivent avec 4 213 € par mois en moyenne ; après avoir fait face aux dépenses contraintes et aux frais de transport et d’alimentation, il leur reste encore 1474 € chaque mois pour les vacances, les loisirs, l’habillement, l’équipement ménager et la possibilité de placer de l’argent.

Dans ce groupe, 97% des individus disposent d’une voiture, 91 % ont accès à Internet à domicile, 90% partent au moins une fois en vacances dans l’année, 85% vont au cinéma. Chez les 10% les plus pauvres, il reste 80 € par mois une fois déduites les dépenses contraintes et incontournables.

L’inflation a davantage pénalisé les classes moyennes et les revenus modestes.

L’inflation des années 2007 et 2008 a sans doute joué un rôle déterminant dans l’impression de perte de pouvoir d’achat des classes moyennes. La flambée des prix du pétrole et l’augmentation des prix des produits alimentaires, venues se greffer au rythme soutenu de la progression des loyers, ont davantage pesé sur les revenus des classes moyennes et des
catégories populaires. Car le logement, l’énergie et l’alimentation représentent représentent une part proportionnellement plus importante dans leur budget.

En fait, seuls les catégories aisées semblent avoir été épargnées par l’inflation récente. Non seulement leurs revenus ont augmenté plus vite qu’en moyenne, mais les prix de nombreux biens et services qu’ils consomment plus particulièrement ont tendance à diminuer : services de télécommunications, abonnement Internet, matériel informatique, produits électroniques, médicaments… Ils ont aussi davantage bénéficié des baisses d’impôt direct ces dernières années.

Les dépenses contraintes, et surtout le logement, pèsent de plus en plus.

Au-delà de l’inflation récente, la pression financière ressentie par les classes moyennes repose surtout sur l’augmentation, en longue période, du poids des dépenses contraintes : coût du logement, eau, électricité, gaz, frais d’assurances, frais financiers, dépenses liées aux télécommunications, etc. Ce phénomène est une tendance générale qui touche l’ensemble des ménages depuis plus de trente ans, mais qui pèse proportionnellement de plus en plus dans le budget des personnes aux revenus modestes et intermédiaires.

Les dépenses contraintes représentaient seulement 21 % du budget des classes moyennes inférieures en 1979, contre 38% aujourd’hui. La progression a été beaucoup moins rapide chez les hauts revenus (+7 points seulement), et plus vive au contraire chez les catégories les plus pauvres, dont l’effort financier a doublé en trente ans (de 24 % à 48%).

En conséquence, le pouvoir d’achat du revenu « arbitrable » — pour lequel on dispose d’une certaine marge de manoeuvre — progresse aujourd’hui plus lentement dans les tranches de revenu intermédiaires et inférieures. De ce fait, 72% des classes moyennes inférieures (cf. encadré) déclarent devoir s’imposer régulièrement des restrictions sur certains postes de leur budget, alors qu’elles n’étaient « que » 64% dans ce cas en 1980; chez les catégories plus modestes, le sentiment de restrictions est passé de 71% à 80%.

À l’opposé, les titulaires de haut revenus sont de moins en moins nombreux, depuis 30 ans, à déclarer devoir s’imposer des restrictions budgétaires : 40% d’entre eux étaient dans ce cas en 1980, contre seulement 29% aujourd’hui. Ils accèdent plus facilement à la propriété et peuvent ainsi consolider leur patrimoine, laisser à leurs enfants les ressources nécessaires pour faire face à l’avenir.

La principale raison de cette augmentation des dépenses contraintes tient à l’augmentation continue du coût du logement. Les prix des loyers ont progressé de +3,4% par an pendant les vingt dernières années, à un rythme nettement supérieur à celui de l’inflation (+2,3% par an). Les prix de l’immobilier ont explosé ces dix dernières années : dans le marché de l’ancien, les prix ont été multipliés par 2,5 en Île-de-France entre 1998 et 2008 ; ils ont plus que doublé en province au cours des huit dernières années.

Bref, ami du peuple, vous l’avez compris, notre avenir s’annonce particulièrement maussade si nous ne réagissons pas vite et fort, car ne soyons pas dupe des manoeuvres de la Gauche qui a toujours favorisé en priorité les couches sociales dites pauvres, ce qui est louable en soi, sauf qu’elle a toujours puisé dans les poches des classes moyennes pour le faire, ce qui avant la crise était encore supportable, mais qui désormais tirera tout un chacun à son tour vers le bas… Quand à la droite elle applique à merveille cette fable, mais pour aider les plus aisés avec notre argent :

Toujours d’actualité ou Comment (bien) gérer un pays …

Extrait du

« Diable Rouge »

 

 

Ampoule

Colbert :

Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus.

J’aimerais que Monsieur le Surintendant

m’explique comment on s’y prend

pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou.

Mazarin :

Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison.

Mais l’Etat, L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison.

Alors, il continue, il creuse la dette !

Tous les États font ça.

Colbert :

Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent.

Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

Mazarin :

On en crée d’autres.

Colbert :

Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.


Mazarin :

Oui, c’est impossible. >

Colbert :

Alors, les riches ?

Mazarin :

Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus.

Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres. >

Colbert :

Alors, comment fait-on ?

Mazarin :

Colbert, tu raisonnes comme un fromage !

Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches.

Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres !

C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus !

Ceux-là !

Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser.

C’est un réservoir inépuisable.

 

Voilà, la vérité et il est donc grand temps de faire entendre notre voix pour faire pression sur les élections et dire que c’est impossible est une ineptie. Nous sommes nombreux, nous sommes puissants, notre voix compte, alors ne nous laissons pas enterrer, ne les laissons pas nous tirer vers le bas, réagissons avant qu’il soit trop tard, avant que les huissiers viennent frapper à votre porte parce que vous n’arrivez plus à joindre les deux bouts.

L’heure est grave, créons un mouvement citoyen qui sera une véritable lame de fond, qui bouleversera la donne électorale, ne restons pas seul dans notre coin, attendant d’être tondu chacun notre tour comme des moutons apeurés.

Soyons des hommes vivant debout, soucieux de protéger nos familles de la mondialisation, qui ne cessera soyez en certain, de déferler avec une force encore jamais vu à ce jour, une fois les élections passées.

De multiples actions sont possibles pour toucher la ou ça fait mal, c’est à dire au portefeuille, à l’instar des immenses boycottes alimentaires qui ont eu lieu par le passé aux États-Unis.

Faites moi parvenir vos idées, je les relaierai auprès de mes réseaux et vous, faites de même de votre côté, avant qu’il ne soit trop tard, car l’heure est grave…

Jackturf !

source: jackturfhotmailfr

Tag(s) : #ACTUALITES

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