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Le président de la République, François Hollande, a présenté ses vœux. Fidèle au moins à cette tradition de fin d’année, il a tenté d’offrir à des Français de plus en plus moroses des raisons d’espérer. Dans un discours fleuve, à grands coups d’envolées lyriques et optimistes, François Hollande appelle les Français à se mobiliser pour…. impulser ce grand bond en avant, qu’il semble appeler de tous ses vœux, du moins, économiquement. En effet, c’est sur les prochaines mesures qu’entend développer le gouvernement, que porte l’essentiel de son discours. Un discours qui ressemble plus à un rappel des promesses électorales, et fait davantage songer à un examen de fin d’année civile, qu’à des souhaits sincèrement adressés aux Français.

 

 
Avec la présentation d’un Gosplan soviétique, dû à une économie dirigée d’une France étouffée par l’incurie de ses dirigeants et une Europe totalitaire, François Hollande n’a cependant pas pu s’empêcher d’insister sur les grands débats à sens uniques qui attendent les Français et qui augmenteront à terme les divisions au sein de la société, comme le mariage homosexuel, l’euthanasie ou les interventions de la France en Syrie ou au Mali. Signe révélateur, l’utilisation tranchée, et certainement volontaire, du « JE » (première personne du singulier). Communication oblige, le président français se doit d’incarner l’autorité naturelle qui lui fait pourtant tant défaut. Il en aura grand besoin pour imposer aux Français (dénommés « VOUS » dans son discours, donc ceux qui suivent), le bataillon des mesures aussi impopulaires qu’inutiles que dicte sa feuille de route. Véritable dichotomie emblématique de dirigeants élus le plus souvent par défaut et coupés, comme certains dictateurs, des aspirations de leur population et encore plus de la réalité dans laquelle se trouve leur Pays.
 
Le général en chef Hollande engage donc la bataille économique quand tout est perdu. Tout pour l’emploi, certe, mais comment lutter quand il vous manque une jambe et que l’on vous a attaché les mains dans le dos ? Vue les déséquilibres entre les marchés,  comment réussir sans outils de production suffisants ou sans les protections nécessaires ?
Comme en 40, la France n’est absolument pas préparée aux conflits économiques qui l’attendent en 2013. A l’époque, certains recourraient à Jeanne D’arc ou à Marianne pour espérer un miracle face au déferlement Allemand, étonné de la fragilité française, et cela au prix du sacrifice des plus braves, préférant mourir en combattant que reculer ou subir la honte d’une défaite, comme le leur avaient appris leurs pères à Verdun.
Mais François Hollande n’est pas Clemenceau et l’ennemi n’est plus l’Allemagne, bien au contraire. Il serait peut-être préférable de s’appuyer sur son économie compétitive et le pragmatisme de ses dirigeants qui eux ne s’illusionnent pas des épreuves à venir et des efforts que devront fournir les Allemands. La chancelière Angel Merkel, lors de son allocution pour la nouvelle année, a avertit ses concitoyens que l'environnement économique sera plus difficile en 2013 qu'en 2012. Elle les a appelé à la patience et au courage. En raison d'un ralentissement de la croissance économique, l'Allemagne prévoit une croissance de 0,4% quand la France, elle, en reste a son illusoire 0,8%. La chancelière marque ainsi une nette différence d'opinion avec François Hollande qui se montre lui très optimiste.
Autre différence importante, la chancelière a redonné fierté et réussite aux Allemands en faisant entendre leur voix en appelant à plus de responsabilités les états de la zone euro comme dans le reste du monde.
 
À l’instar du président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, qui a rappelé dans ses vœux, que 2012 fut une année importante pour le pays. Les résultats de la Russie tant économiques que diplomatiques en témoignent. Pas de discours fleuve ni moralisateur. Dans un style direct et révélateur, Vladimir Poutine s’est exprimé à la première personne du pluriel. Le « JE » singulier et détaché, s’effaçant devant le « NOUS » collectif. Les vœux du président Poutine sont un véritable témoignage de reconnaissance et d’estime adressé au peuple russe, le remerciant de son courage et du travail accomplit pour œuvrer à l’unité ayant permis de tels résultats. Il a réaffirmé sa confiance en une Russie consciente de son histoire et de sa capacité de développement actuel comme futur, en lui demandant de demeurer attentive, disponible et miséricordieuse envers autrui mais sans attendre de miracle car il convient de ne compter que sur ses propres forces et sur ses proches. L’accent a été mis sur les valeurs familiales et patriotiques et donc sur l’unité permettant de résister à toutes les épreuves et de construire l’avenir sur des bases stables. Comme il l’a souligné : « Au seuil de l’avenir, nous espérons certes des changements heureux et porteurs de joie, et nos projets personnels sont inséparables de la Russie, ils sont animés par nos sentiments chaleureux et nobles envers la Patrie ». Et de conclure sur cette parfaite note d’espoir et de confiance absolue dans l’avenir : «  Que les enfants naissent et que les bonnes intentions se réalisent. Que la joie et la concorde règnent dans chaque maison et dans chaque famille. Alors la Russie sera forte et inébranlable ».
Vous pouvez retrouver l’intégralité de son discours sous-titré avec la transcription en français sur le site de Prorussia.tv.
 
Que de comparaison et de leçons à méditer pour cette nation française, jadis souveraine et capable de construire son propre destin. Le faux patriotisme économique prôné par François Hollande ne suffira pas à faire émerger les énergies nécessaires à une simple volonté de redressement. Et ce n’est pas qu’une question de style. Aux divisions imposées aux Français par les lubies socialo-libérales, il serait bon de faire appel aux mânes des grands ancêtres comme Vercingétorix. N’est-il pas indiqué sur la statue du grand chef gaulois, que la Gaule unie formant une seule nation animée d’un même esprit peut défier l’Univers ?
Encore faut-il avoir connaissance de son histoire pour avoir les moyens de s’offrir un avenir.

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Tag(s) : #POLITIQUE

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