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Nos aliments sont très souvent en contact avec les produits chimiques présents dans les emballages, notamment. L'Institut scientifique de santé publique a créé une base de données qui répertorie ces substances chimiques et leurs effets au contact des aliments. Cette base de données belge est déjà consultée par plusieurs pays européens.

Le carton, le papier, le verni qui le recouvre ou qui tapisse les barquettes en aluminium, ou encore le plastic contiennent tous des substances chimiques. Certaines sont inoffensives, d'autres présentent des risques au contact des aliments. C'est en partant du constat que les scientifiques disposent de trop peu de connaissances sur le sujet, que l'Institut de santé publique s'est lancé dans la création de cette base de données. « Les données existaient déjà, nous explique le toxicologue Paul Troisfontaine. Mais nous avons tout centralisé ».

Un accès plus rapide à l'information

Avoir accès rapidement à ce type d'information peut éviter un affolement bien inutile de la population. Paul Troisfontaine nous rappelle ce cas de contamination de lait, en Italie. « L'encre qui décore l'emballage avait migré vers le lait. On a assisté à des scènes apocalyptiques de policiers qui retiraient le lait de la vente dans les supermarchés, d'entreprises qui étaient mises à l'arrêt. La population était affolée. »
Cette inquiétude débridée se révéla finalement fort inutile puisqu'il s'avéra ensuite que dans de petites quantités, cette encre ne présentait aucun danger. « L'information était disponible, mais elle était enterrée sous plusieurs textes et évaluations. » Voilà le type de situation que cette base de données pourrait éviter à l'avenir. Peu étonnant d'ailleurs, que plusieurs pays comme la France, l'Espagne, la Suisse, les Pays-Bas ou l'Allemagne, l'aient déjà consultée depuis sa mise en ligne en mai dernier. Plusieurs entreprises ont aussi fait une demande d'accès. « Tant nous en tant que préventeur de risques, que les industries ont intérêt à éviter d'utiliser les substances dangereuses. »

 

source


Commentaire :
Si la dose fait le poison, la régularité aussi. Une « petite » quantité d'encre ingérée sur une base quotidienne pendant des années, c'est tout sauf « sans danger ». A cela, ajouter une multitude d'autres polluants qui interagissent entre eux, en multipliant la nocivité de chacun des composants... Pour sûr, pas de quoi s'inquieter ! Nous en avons un bon exemple avec les pesticides :

- Les adjuvants des pesticides les rendent des centaines de fois plus toxiques

Avec des centaines de composés chimiques dans les emballages, on peut composer des variations sur le thème...à l'infini :

- Plus de 4 000 composés chimiques potentiellement dangereux dans les emballages alimentaires
- Les poisons du carton recyclé passent dans nos assiettes
- Les emballages migrent dans les aliments !


Compléter la base

Deux tiers des substances présentes dans la base n'ont jamais été évaluées. « Nous quand on est face à des substances qui n'ont pas été évaluées, la première chose qu'on vérifiera, c'est si elles présentent un risque cancérigène, ou de créer des malformations chez l'embryon, ou de perturber la balance hormonale. »

En plus de répertorier toutes les substances utilisées, nous aimerions aussi répertorier les substances néoformées, qui se sont formées à partir des substances utilisées dans l'emballage. « Exemple : les substances peuvent se transformer sous différentes actions, comme la température, ou alors le contact avec une nourriture acide ou une nourriture grasse. »

La Belgique est l'un des pays les plus actifs dans la recherche sur les interactions entre substances chimiques et aliments

Tag(s) : #SANTE

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