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Le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, et la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, lors de la conférence de presse de ce lundi 21 novembre 2011.
Reuters/Hyungwon Kang

Par RFI

Réagissant au rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Washington a annoncé une nouvelle série de mesures lundi 21 novembre 2011. Des sanctions contre les personnes qui apporteraient une aide matérielle au secteur pétrolier et pétrochimique iranien.


Avec notre correspondant à Washington, Raphaël Reynes

Le décret présidentiel a été publié hier lundi. Barack Obama durcit les mesures de rétorsion contre toute personne physique ou morale qui apporterait « sciemment » son soutien au développement des ressources pétrolières de l'Iran. Toutes les entreprises, toutes les banques du monde sont visées.

Et les Etats-Unis ne sont pas les seuls à durcir le ton, affirme Hillary Clinton. « Ces sanctions ont été accompagnées de mesures complémentaires prises par le Canada et le Royaume-Uni. Et nous attendons d'autres sanctions venant d'autres partenaires internationaux dans les prochains jours », a déclaré la secrétaire d’Etat américaine.

De son côté, le secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner, annonce que l'Iran est désormais officiellement « source d'inquiétude majeure en matière de blanchiment d'argent ». Autrement dit, traiter avec Téhéran pourrait être passible de sanctions.

Et Timothy Geithner affirme que les Etats-Unis sont prêts à aller très loin : « Toutes les options sont sur la table, y compris la possibilité d'imposer des sanctions supplémentaires à la Banque centrale iranienne ».

Enfin le Trésor a inscrit les noms de onze personnes sur la liste des contributeurs au « programme d'armes de destruction massives » de l'Iran. Les éventuels actifs détenus par ces personnes physiques ou morales aux Etats-Unis sont désormais gelés.

Objectif des sanctions: assécher la pompe à dollars

Il s'agit d'empêcher ou de gêner le plus possible le réglement en dollars des achats de pétrole par les pays qui continuent de se fournir auprès de Téhéran. Essentiellement des pays asiatiques, comme la Chine, l'Inde ou le Japon. Au lieu de viser les exportations de pétrole elles-mêmes, les Etats-Unis veulent empêcher les rentrées de dollars dont le régime a besoin pour faire tourner son économie.

Si la Chine ou l'Inde ne peuvent plus régler en dollars le pétrole iranien, Téhéran va devoir accepter des régèlements en roupie ou en yuans, ce qui ne fait pas du tout ses affaires. Il faut savoir que le pétrole représente 80% des recettes en devises de l'Iran, c'est à dire en 2011 un revenu de 100 milliards de dollars pour le pays.

source: rfi.fr

Tag(s) : #CONFLICTS DANS LE MONDE

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