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Le fondateur de Mediapart, Edwy Plenel, le 21 mai à sa sortie de l'Assemblée nationale.
Le fondateur de Mediapart, Edwy Plenel, le 21 mai à sa sortie de l'Assemblée nationale. (Photo Joel Saget. AFP)

Plusieurs sites ont choisi d'héberger les contenus que la justice avait imposé à Mediapart et au site du «Point» de retirer.

Par AFP

Les enregistrements clandestins réalisés au domicile de Liliane Bettencourt ont été retirés des sites de Mediapart et du point.fr, mais sont disponibles sur d’autres comme Reporters sans frontières, Rue89 ou Arrêt sur Images.

 

Les Inrocks publient le dossier Bettencourt censuré de Mediapart

 

Mediapart a supprimé lundi soir tous les articles et les sons citant des extraits des enregistrements Bettencourt. «Nous appliquons ainsi l’arrêt de la Cour d’appel de Versailles du 4 juillet, dont Patrice de Maistre (ex-gestionnaire de Mme Bettencourt) a demandé l’exécution. Contrairement à deux décisions de justice précédentes, la cour a estimé que la publication de ces enregistrements porte atteinte à la vie privée. En attendant de saisir la cour de cassation pour obtenir l’annulation de cet arrêt, les contenus de 72 articles ont donc été retirés», explique Mediapart.

A l’instar d’autres sites d’informations, Rue89 s’était proposé, dès l’annonce de la décision de justice, de donner asile au dossier Bettencourt de Mediapart. Reporters sans frontières a annoncé la mise en ligne des enregistrements sur son site de publication de contenus censurés ou interdits (wefightcensorship.org). Ce site hébergeait jusqu’ici «une majorité de contenus provenant de pays qui bafouent la liberté de l’information, comme le Turkmenistan, la Chine ou le Bélarus, wefightcensorship («Nous combattons la censure») accueille aujourd’hui son premier contenu français», souligne RSF.

La Cour d’appel de Versailles, le 4 juillet, au nom de la protection de l’intimité de la vie privée, a condamné lepoint.fr et Mediapart à 20 000 euros de dommages et intérêts et au retrait, sous astreinte de 10 000 euros par jour, de ces enregistrements.

Près de quarante associations et titres de presse ont signé ces derniers jours l’appel «Nous avons le droit de savoir», lancé par Mediapart. 47 000 autres signataires ont paraphé cet appel, parmi lesquels des parlementaires et responsables politiques. Cet appel invite la société civile à se saisir de ce cas de censure en diffusant le plus largement possible tous les contenus appelés à être retirés du site mediapart.fr.

Le quotidien belge Le Soir a annoncé sur son site avoir «décidé de soutenir la lutte de Mediapart contre cette atteinte à la liberté de la presse en hébergeant les infos censurées». Le dossier censuré est également disponible sur le site gay et lesbien yagg.com.

source

 

 

Plus de 49.000 personnes ont signé l'appel

«Nous avons le droit de savoir»

 

et vous ????

 

C'est par ICI

 


Tag(s) : #MEDIAS

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