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Leur ADN jouant le rôle d'émetteur. Chaque espèce aurait sa propre longueur d'onde. Une possibilité qu'évoque (à nouveau) un physicien américain, Allan Widom.

Champ électromagnétique bactérie
(Crédit photo : ZMBE)

Les amateurs rétorqueront que cette théorie n'est pas nouvelle et qu'elle fait partie du grand gloubi-boulga planétaire de pseudo-théories colportées par des savants (totalement) fous dont la seule qualité scientifique réside dans la blancheur de la blouse. Ce qui n'est pas totalement faux. Mais pas totalement vrai non plus.

Plusieurs équipes de chercheurs ont déjà mesuré des signaux électromagnétiques émis par des bains d'eau purifiée dans lequels on avait préalablement plongé une foultitude de bactéries. Soit. Mais personne ne connaît réellement l'origine du phénomène. Luc Montagnier évoque le sujet depuis près de 4 ans. Ses études mettent en évidence le rôle de l'ADN bactérien et viral dans la génération de ce champ. Problème : le prix Nobel affirme aussi (sans toutefois avoir publié de résultat définitif) que les signaux persistent après avoir enlevé les bactéries du milieu (à la grande joie des homéopathes). Et le spectre de la mémoire de l'eau resurgit, provoquant le dédain unanime de la communauté scientifique. Depuis, le professeur Montagnier s'est exilé en Chine pour mener à bien la suite de son programme de recherche.

Electron libre

Selon les calculs du physicien Allan Widom, de la Northeastern University de Boston, aux États-Unis, il s'avère que les propriétés de l'ADN des espèces bactériennes utilisées collent parfaitement avec les longueurs d'onde mesurées. L'explication est simple : les chromosomes bactériens sont circulaires et les électrons peuvent voyager d'un atome à l'autre en provoquant l'émission d'un photon. La somme des photons générés correspondrait au champ magnétique global mesuré. Et les longueurs d'onde varieraient en fonction de la longueur des chaînes d'ADN, donc de la nature des bactéries. Aussi simple.

Le bonheur, c'est simple comme un coup de nano-fil...

Pour appuyer son raisonnement, Allan Widom précise que la circulation d'électrons au sein des chromosomes est avérée, et que la littérature scientifique a récemment décrit la formation naturelle de "nanofils" entre bactéries, dans lesquels un courant électronique avait pu être mesuré. Une sorte de réseau de communication bactérien. Conclusion du physicien : le champ magnétique pourrait être la version sans fil du phénomène. Un Wifi bactérien, en somme. A suivre...

Au fait, elles sont HADOPI-compatibles, ces bactéries ?

Tag(s) : #SANTE

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