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C'est par ces mots, « pénible et juste », que les autorités européennes ont qualifié le plan d'austérité imposé au Portugal. Gel des salaires et des pensions, réduction des transferts sociaux, privatisations, ces mesures vont frapper de plein fouet les Portugais. En dépit de la résistance d'une partie de ses responsables politiques, le Portugal rejoint donc la Grèce et l'Irlande au nombre des pays qui ont dû avaler la «potion amère» du FMI et de la Commission européenne.

«Potion amère»… ou poison lent ? Il serait temps que la question se pose, au moment où l'inefficacité des mesures d’austérité imposées à la Grèce s’avère de plus en plus évidente, au point qu’un second « sauvetage » soit évoqué. Celui-ci s’accompagnerait encore d’une surenchère de mesures de régression sociale pour le peuple grec, déjà exsangue.

La Commission et les gouvernements européens s’entêtent pourtant à faire croire que la dette est la conséquence de dépenses publiques trop importantes, et de salaires trop élevés. Dans la foulée des plans de rigueur adoptés dans tous les pays d’Europe, ils souhaitent mettre en place une « gouvernance économique » qui, sous la tutelle de la Commission et du Conseil, institutionnaliserait l’austérité pour les peuples, fermant définitivement la porte à tout espoir d’une Europe sociale … pour mieux sauvegarder les bonus pour les traders et les dividendes pour les actionnaires. Le tout sans le moindre débat démocratique !

Le réseau des Attac d’Europe, avec d’autres organisations européennes, lance une pétition européenne pour interpeller les élus contre cette attaque sans commune mesure contre les droits sociaux et la démocratie en Europe. Le 8 juin prochain, à Strasbourg, ils doivent se prononcer sur le paquet de gouvernance économique, qui s’apprête à lancer l’Europe sur la voie de l’austérité généralisée… Il est encore temps de le leur faire savoir : au nom des peuples européens, ils doivent rejeter ces mesures iniques et dangereuses !

La pétition à signer et à faire circuler est disponible ici : http://www.france.attac.org/non-au-pacte-pour-leuro-0

En Grèce, en Irlande, au Portugal, et partout en Europe, ce n’est pas aux peuples de payer le prix de la crise. La dette est en grande partie issue de la crise financière, ainsi que de la multiplication des cadeaux fiscaux pour les plus riches : une véritable sortie de crise passe nécessairement par un changement radical de politique économique, une régulation « drastique » des marchés, et une restructuration au moins partielle des dettes publiques.

 

 

 

Tag(s) : #AIR DU TEMPS

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