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Malgré des parachutages à haut risque, Claude Guéant et François Fillon restent optimistes pour les élections législatives de 2012. © REUTERS.

Malgré des parachutages à haut risque, Claude Guéant et François Fillon restent optimistes pour les élections législatives de 2012. © REUTERS.

L'UMP, le PS, mais aussi EELV préparent déjà les élections législatives qui suivront la présidentielle. Les états-majors commencent à parachuter les figures nationales en mal de circonscription gagnable. Première liste.

Ces derniers temps, le verbe "parachuter" se conjugue à toutes les sauces : l’UMP parachute, le PS parachute, Europe Écologie – Les Verts parachutent… En vue des législatives de juin 2012, les partis de droite comme de gauche n’hésitent pas à user de la technique du "parachutage" pour placer leurs
figures nationales.

L'idée, simple, a fait ses preuves : une personnalité politique se présente à un scrutin local ou régional, sans pour autant avoir d’attaches avec l'endroit. Le candidat est investi par la direction nationale du parti.

Ces candidatures imposées d’ "en-haut" se heurtent souvent à la réaction des militants locaux. Elles sont perçues comme autant de violations de l'enracinement local dont devraient attester les députés. Cette tradition n’a pourtant pas lieu d’être, car l’élu n’est pas censé représenter sa circonscription mais bel et bien la Nation dans son ensemble.

Petit récapitulatif des candidats au « parachutage », potentiels ou avérés, pour les prochaines législatives.

1. À droite

  • Après 30 ans dans la Sarthe, le premier ministre François Fillon débarque à Paris. Dans son viseur, la 2e circonscription de la capitale (5e et une partie du 6e arrondissement), bien ancrée à droite. Le problème, c’est que Rachida Dati, maire UMP du 7e arrondissement, lorgne sur le même siège. Une situation pour le moins épineuse.
  • Haut-fonctionnaire depuis toujours, le ministre de l’Intérieur Claude Guéant se présentera pour la première fois au suffrage universel pour les législatives de juin prochain. C’est à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) qu’il fera son baptême du feu, une circonscription qu’il connaît pour y avoir un temps habité. Pas vraiment un parachutage, alors ? Ce n'est pas l'avis de Thierry Solère, vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine, qui comptait représenter l'UMP dans la circonscription.
  • Dans la 8e circonscription de Paris (12e arrondissement), c’est un proche de Jean-François Copé qui est pressenti pour représenter l'UMP : l’homme d’affaires Charles Beigbeder, fondateur de Poweo. Le supposé candidat à l’investiture ne serait pas parachuté de loin, puisqu’il réside dans le 16e arrondissement.
  • Pour les nouvelles circonscriptions des Français de l’étranger, les parachutages vont également bon train. Thierry Mariani, ministre des Transports, est par exemple envoyé par l’UMP en Asie. Frédéric Lefebvre sera quant à lui candidat pour l’Amérique du Nord.
  • Dernière rumeur en date : Henri Guaino, "plume" de Nicolas Sarkozy, pourrait se présenter dans la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône. Un parachutage camouflé en retour aux sources, puisque le conseiller du président est natif d’Arles.

2. À gauche

  • Ségolène Royal, la présidente du conseil régional du Poitou-Charentes, a posé son parachute non loin de son ancien fief des Deux-Sèvres. Elle a choisi de se présenter à La Rochelle (Charente-Maritime), ce qui n’est pas sans provoquer la colère de la fédération PS locale.
  • Grâce à un accord avec le PS national, la secrétaire nationale d’Europe Écologie – Les Verts Cécile Duflot, a été investie dans la 6e circonscription de Paris (qui s’étend en partie sur le 11e arrondissement et en partie sur le 20e). Une arrivée que ne voient pas d’un bon œil le maire de Paris Bertrand Delanoë et sa dauphine désignée Anne Hidalgo. Il faut dire que les deux femmes sont intéressées par les municipales parisiennes de 2014.
  • Jack Lang a enfin trouvé son point de chute. Pressentie dans l’Aisne, le Jura ou la Somme, sa candidature sera finalement présentée dans les Vosges, à Saint-Dié. L’ancien ministre de la Culture n’a décidément pas le vertige, puisqu’il avait déjà été parachuté en 1986 dans le Loir-et-Cher, puis en 2002 dans le Pas-de-Calais.
  • Porte-parole du parti socialiste, Benoît Hamon brigue la 11e circonscription des Yvelines, qui comprend les villes de Trappes et de Saint-Cyr-l’École. La bataille sera ardue, la circonscription ayant été redécoupée en 2010.
Tag(s) : #Présidentielles 2012

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