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Les avocats du ministre de l'Intérieur Claude Guéant ont demandé mercredi au tribunal de grande instance de Paris d'interdire l'accès à une dizaine de pages "diffamatoires et injurieuses" du site internet Copwatch, qui fiche policiers et gendarmes au nom de la lutte contre les "violences policières".

Les avocats du ministre de l'Intérieur Claude Guéant ont demandé mercredi au tribunal de grande instance de Paris d'interdire l'accès à une dizaine de pages "diffamatoires et injurieuses" du site internet Copwatch, qui fiche policiers et gendarmes au nom de la lutte contre les "violences policières".

AFP - Les avocats du ministre de l'Intérieur Claude Guéant ont demandé mercredi au tribunal de grande instance de Paris d'interdire l'accès à une dizaine de pages "diffamatoires et injurieuses" du site internet Copwatch, qui fiche policiers et gendarmes au nom de la lutte contre les "violences policières".

Le tribunal, statuant en référé, rendra sa décision vendredi à 17H00.

Le site Copwatch-Nord-Ile-de-France, oeuvre d'un "collectif de citoyens souhaitant lutter par la transparence et l'information contre les violences policières", publie des photos de policiers et de gendarmes, parfois leurs noms, à qui il attribue des propos et auxquels il donne des appréciations.

Pour le ministère de l'Intérieur et le syndicat Alliance, partie au procès, l'heure est grave, car l'un des 450 policiers rendus identifiables sur Copwatch a reçu récemment "une cartouche de chasse dans sa boîte aux lettres."

A leurs yeux, le site "met en péril la vie de certains fonctionnaires listés sur la liste".

Mais pourquoi n'avoir assigné que les fournisseurs d'accès? Tout simplement, ont expliqué les avocats du ministre, Mes Benoît Chabert et son collaborateur, car il leur est "impossible d'identifier de façon certaine l'hébergeur de ce site".

"En aucun cas, le ministre ne demande la censure" de l'intégralité du site, a assuré Me Chabert, il n'y a aucune volonté de "museler", mais quand "brusquement, on voit apparaître des liens, avec le nom, l'adresse et éventuellement le numéro de matricule du policier, que fait le ministre? Quelle que soit sa couleur politique, il se lève pour défendre ses troupes."

Concrètement, il demande au tribunal "la suppression des pages où mention est faite des liens internet permettant d'avoir accès aux données personnelles".

Face à lui, les fournisseurs d'accès -France Télécom, Free, SFR, Bouygues Telecom, Numericable, Darty- se sont succédés pour assurer le tribunal de l'impossibilité de telles mesures qui "ne peuvent techniquement être mises en place".

Mais surtout, le ministère se tromperait de cible. Les fournisseurs d'accès ne sont ni hébergeurs de contenu, ni éditeurs, ont-ils rappelé. "Nous ne sommes qu'un intermédiaire technique", a ainsi martelé Me Alexandre Limbour pour France Télécom: "Je suis aussi éloigné que le ministère de l'Intérieur du site Copwatch".

Source: AFP.com

Tag(s) : #AIR DU TEMPS

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