Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Jack Lang, président de l'IMA, s'est joint à la récente fête nationale organisée par l'ambassade israélienne.

La preuve en images.

 


Le mardi 13 mai, de nombreuses personnalités étaient réunies au Pavillon Dauphine pour commémorer le 66ème anniversaire de la "déclaration d'indépendance" de l'État d'Israël.

Panamza avait révélé la présence exceptionnelle du Premier ministre Manuel Valls.


Autre figure éminente de la vie publique également conviée: Jack Lang.


 

Président de l'Institut du monde arabe depuis janvier 2013, l'ancien ministre de la Culture apparaît dans une vidéo aujourd'hui mise en ligne par le site Cool Israël.

 

 


 

 

 

 

La présence du président de l'IMA à la célébration d'un État colonial considéré par une partie importante des populations arabes comme une menace régionale et présenté par un ancien expert onusien comme un régime "ségrégationniste" pratiquant "le nettoyage ethnique" ne manque pas de sel. A foritiori quand l'organisateur de l'évènement, l'ambassadeur Yossi Gal, est un ex-collaborateur d'Ariel Sharon et un proche d'Avigdor Lieberman, l'actuel leader de l'extrême droite israélienne.

Trois jours après sa participation à la fête nationale d'Israël, Jack Lang était l'invité de Beur FM (une antenne radiophonique dirigée par Nacer Kettane, un proche du Comité juif américainpour promouvoir l'exposition consacrée au pélerinage à La Mecque et inaugurée par François Hollande lui-même. 

Très enclin à saluer la beauté artistique de l'exposition, le chef de l'Etat -qui reviendra prochainement à l'IMA pour chapeauter un symposium international- avait omis de signaler durant son discours que la police du renseignement (DCRI) continue de ficher à outrance- dans une base informatique dénommée Cristina- les pélerins français, soupçonnés a priori de pouvoir devenir des sympathisants de la mouvance islamiste.

 

 

 

Durant l'allocution présidentielle, de haut-dignitaires saoudiens étaient présents. A l'instar de l'ambassadeur d'Israël, il ne peuvent guère se plaindre de Jack Lang. Ces derniers mois, le président de l'IMA a fait preuve d'une remarquable obséquiosité envers le régime despotique de Riyad. Interviewé par des médias saoudiens, l'ancien député socialiste a ainsi célébré la « lune de miel » et le « moment de grâce, de bonheur partagé » entre la France et l'Arabie saoudite.

Petit-fils d'une infirmière juive et franc-maçonne qui décéda dans le camp de concentration de Ravensbrück, Jack Lang -né en 1939- a toujours témoigné d'une certaine bienveillance envers le régime israélien, présenté en 2005 comme une "très grande démocratie". Un an plus tard, lors de l'agression israélienne du Liban, il se distingua en imputant la faute de l'opération militaire au président américain George Bush, et non au gouvernement d'Ehud Olmert.

Afin de ne pas froisser les représentants de la Ligue arabe (dont celui de la Palestine) présents dans la fondation de droit privé que constitue l'IMA, Jack Lang ne témoigne pas encore d'un éventuel prosélytisme sioniste dans la programmation culturelle: consacré à la poésie israélienne, un café littéraire, organisé le 16 avril, dénoncait ainsi "les exactions commises contre la population palestinienne".

Six mois plus tôt, interviewé par Arte, Jack Lang avait choisi de commenter une photographie d'actualité relative au sort des Palestiniens empêchés de traverser la frontière égyptienne. 

 

 


 

 

En des termes nébuleux agrémentés de belles paroles, le président de l'IMA -rémunéré à hauteur de 10 000 euros- prend bien soin de ne pas incommoder d'éventuels télespectateurs solidaires de l'État d'apartheid israélien ou du régime fascisant du maréchal Sissi.

Présent lors de la récente inauguration de la chaîne israélienne i24news (fondée par Patrick Drahi, nouveau patron de SFR et "sioniste" autoproclamé), l'animateur Michel Drucker peut ainsi continuer à dérouler le tapis rouge à Jack Lang.

 


 

 

HICHAM HAMZA  

Tag(s) : #ACTUALITES

Partager cet article