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L'une des victimes collatérales de l'affaire Cahuzac est le journaliste Jean-Michel Aphatie. Ce dernier avait montré un certain scepticisme à l'égard des accusations lancées par Mediapart qui sont à l'origine du scandale qui secoue actuellement la classe politique française. Ce mercredi, il a fait son mea culpa sur son blog.

 

Jérôme Cahuzac est mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale

 


Edwy Plenel est le fondateur du journal web "Mediapart". Un site indépendant qui est pourtant financé par de riches amis du parti socialiste et de François Hollande, ce qui rend peu crédible l'objectivité de ses colonnes.

 

 

 

 

 

 

Edwy Plenel 1 - Jean-Michel Aphatie 0. Le journaliste de RTL et du Grand Journal de Canal + a été mis KO pour celui qui était devenu adversaire plutôt que confrère depuis quelques mois.

Depuis le début de l'affaire, Jean-Michel Aphatie avait pris la défense de l'ancien ministre du budget et contesté les méthodes de Mediapart et de son fondateur. À tort. Aphatie a été contraint de reconnaître son erreur de jugement. Ce qu'il a fait ce mercredi sur son blog, a remarqué le HuffPost. "Mediapart avait raison: Jérôme Cahuzac a menti. Beaucoup. Gravement. À tout le monde. Au bout de ce mensonge d'Etat, Mediapart, le site d'informations présidé par Edwy Plenel, triomphe. Il a parle le premier du compte en Suisse. La justice et l'aveu lui donnent raison. Il faut rendre cet hommage à Mediapart d'avoir fait triompher la vérité sur le mensonge, ce qui est un grand service rendu à la démocratie", a-t-il reconnu.  

Malgré l'évidence, Aphatie n'en démord pas. Selon lui, Mediapart ne possédait pas les preuves suffisantes pour accabler Cahuzac comme il l'a fait en décembre dernier. "Le site d'information possédait-il les preuves de ses affirmations? Si oui, pourquoi ne les a-t-il pas publiées? Si non, comment a-t-il pu affirmer l'existence des dits comptes?". Des questions maintes fois répétées au cours de ces derniers mois et qui a valu une belle empoignade entre les deux hommes. Sur toutes les plateformes. Sur Twitter d'abord, où les deux meilleurs ennemis ont fait éclater dès le début de l'affaire leur inimitié. "Si Cahuzac a eu un compte en Suisse, il est indigne d'être ministre une minute de plus. En cachant ses preuves, Mediapart est complice de son maintien" estimait Aphatie. Un appel que Plenel avait balayé d'un revers de tweet. D'autres tweets ironiques d'Aphatie suivront.

Sur le plateau du Grand Journal, en janvier dernier, nouvelle prise le bec. Jean-Michel Aphatie avait à nouveau affiché son scepticisme à l'égard des accusations de Plenel. "Est-ce que vous avez un élément qui vous permet de dire que le compte en Suisse existe?", avait interrogé le journaliste de RTL. Face à la réponse affirmative de Plenel, il avait  réclamé la publication de cette preuve. "Monsieur Aphatie, vous ne savez plus ce qu'est le journalisme", rétorquait l'ancien rédacteur en chef du Monde qui l'accusait d'être du côté du pouvoir. "Si on fait le journalisme tel que monsieur Aphatie le définit, il n'y a pas d'affaires Takieddine, Rainbow Warrior".

 

"Pas de mépris"
Le 20 mars dernier, au lendemain de la démission de Jérôme Cahuzac, les deux meilleurs ennemis s'étaient retrouvés sur le même plateau du Grand Journal; là encore, la probité d'Edwy Plenel fut remise en question par Bruno Donnet, auteur de la rubrique du "Petit mot". "Etant considéré que le ministre a démissionné à cause de vous, j'ai une question à vous poser: si Jérôme Cahuzac bénéficie d'un non-lieu, accepterez-vous de démissionner de Mediapart?".

"Cette question n'a pas lieu d'être", avait répondu Plenel, étonné de devoir expliquer pédagogiquement au travers d'un livre "Le droit de savoir" ce qu'était la fonction de journaliste. "Mais avec votre brillante enquête, nous ne savons pas si le compte à Singapour existe ou pas", ironisait Aphatie. "J'ai un cadeau", rétorquait Plenel. "Parce que la cours de récréation des journalistes qui commentent les informations sans les connaître n'est pas digne ni du journalisme, ni de la démocratie". "Ne soyez pas méprisant", repoussera Aphatie qui se verra finalement offrir un abonnement à Mediapart et un livre dédicacé. On se réjouit déjà du prochain duel.

 

source


 

LE GRAND JOURNAL du 20/03/13 - Part. 2 Avec Julien Assange

 

 

 

Tag(s) : #MEDIAS

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