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La désignation « vin biologique » existe enfin. La mise en place du label vin bio européen donne officiellement naissance au vin biologique en France et en Europe.source

Le label vin bio européen

 

Après de nombreux échecs pour définir un « standard bio » de la vinification, un consensus a pu être trouvé avec l’ensemble des vignerons européens. Le projet d’un label vin bio européen a finalement été adopté le 8 février 2012, par le comité permanent de l’agriculture biologique. Jusqu’à présent, seuls les raisins étaient certifiés « issus de l’agriculture biologique », la vinification n’entrait pas dans le cadre de la réglementation. La mention « vin issu de raisins de l’agriculture biologique » pouvait figurer sur une bouteille, avec l’ajout possible du logo français AB sur dérogation, mais aucune garantie n’était donnée sur les méthodes de vinification.

Un label « Vin bio » : pourquoi ?

D’un point de vue sanitaire, tout le monde est gagnant… Le nombre croissant de surfaces de vignes en conversion biologique (+28 % par rapport à 2009) et l’apport d’une certification européenne vont permettre au marché du vin bio de croître davantage et inciter les viticulteurs à de nouvelles conversions

Vivre au milieu des vignes sans risques sanitaires liés à des molécules chimiques est donc maintenant envisageable. L’Institut de Veille Sanitaire a réalisé en Gironde, une analyse de l’air entre mai et août démontrant une saturation dans l’air de produits chimiques utilisés dans les vignes (folpel, trifluraline, pendiméthaline, endosulfan, lindane…).

D’un point de vue technique, la nouvelle charte européenne prévoit essentiellement des limites de sulfites autorisés(1) et ne couvre cependant pas l’ensemble des pratiques œnologiques.

Avec une teneur maximum de 100 mg/L de SO2 (dioxyde de soufre) total pour les vins rouges et de 150 mg/l pour les blancs et rosés, les dosages de sulfites autorisés dans le label vin bio européen restent relativement élevés. Harmoniser la diversité des terroirs européens était apparemment incompatible avec une baisse radicale des taux de sulfites. L’alternative du zonage ou déclinaison régionale qui consistait à adopter des autorisations différentes pour respecter des pratiques œnologiques diverses d’une région de l’Europe à une autre, n’a pas été retenue. Le risque possible de fraude a probablement dissuadé les membres du comité d’entériner cette proposition…

Des pratiques interdites… mais d’autres restent autorisées

En ce qui concerne les pratiques et traitements œnologiques, un certain nombre de nouveaux procédés peu conformes avec l’esprit du bio sont désormais interdits tandis que d’autres subsistent : l’acide sorbique sera proscrit ainsi que les méthodes de cryoconcentration, la désalcoolisation partielle, l’élimination de SO2 par voie physique et la stabilisation tartrique par électrodialyse. Le règlement devrait évoluer, puisque certains procédés encore autorisés (traitement par la chaleur, osmose inverse, résines échangeuses d’ions) doivent faire l’objet de nouvelles discussions en 2015.

En revanche, si les additifs « d’origine naturelle » (tanins, albumine, préparations biologiques) doivent être privilégiés, les levures exogènes ne sont pas interdites, à condition qu’elles ne soient pas génétiquement modifiées. Les copeaux sont également autorisés.

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La suite p.2> Une démarche bio de la vigne au verre ?

Tag(s) : #VIE QUOTIDIENNE

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