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Chocolat chaud ! #noel #biscuit
Depuis le début de l’été, les cours de la fève ont fortement augmenté, tirés vers le haut par une sécheresse en Afrique de l’ouest, principale zone productrice, et une demande qui rebondit.
chocolat chaud épicé à la fève de cacao moulue maison

Le chocolat de Noël coûtera-t-il plus cher cette année? C’est une possibilité que laisse entrevoir la hausse des cours du cacao entamée cet été. A Londres, la tonne marque une progression de près de 30% depuis les plus bas touchés en mars (autour de 1300 livres). Elle vaut ce jeudi près de 1700 livres. Même mouvement à New York où elle côtoie les 2200 dollars. Ces prix n’avaient plus été observés depuis septembre 2012.

«La météo est le principal facteur d’explication. Il a fait très chaud en Côte d’Ivoire en juillet et au mois d’août, le pays n’a enregistré que la moitié des précipitations habituelles», explique


Bûche de Noël au chocolat

 

Benjamin Louvet, gérant chez Prim’Finance. Ces problèmes climatiques ont pénalisé les plans à un moment crucial de leur développement. La récolte, qui doit débuter en octobre, devrait s’afficher en baisse de 10 à 15% environ chez le premier producteur mondial de fève. Au Ghana, deuxième gros fournisseur mondial, elle s’annonce aussi plus faible que prévu: «là bas, le gouvernement a réduit les subventions sur les engrais accordées aux agriculteurs. Résultat, la taille des récoltes va baisser», note le gérant. D’après l’Organisation internationale du cacao (ICCO), la campagne devrait s’achever sur une récolte mondiale en baisse à 3,98 millions de tonnes.

Parallèlement, la demande repart à la hausse dans les pays développés, les plus gros consommateurs. Mise à mal ces dernières années par la crise, la consommation montre des signes de reprise qui surprennent les analystes. Cette année, les broyages ont augmenté de 4,5% alors que les prévisions tablaient sur 2,5%. Une situation qui devrait engendrer un déficit de 52.000 tonnes selon l’ICCO. Les analystes les plus pessimistes parlent de 150.000 à 300.000 tonnes. «On avait déjà eu un déficit sur la campagne 2012/2013 en raison d’une récolte décevante. D’où la réaction du marché», fait remarquer Benjamin Louvet.

Pas de panique

Malgré la tension sur les cours, les analystes n’anticipent pas une flambée comme celle enregistrée dans les années 2010/2011. «Les stocks restent conséquents (1,98 million de tonnes selon l’ICCO, NDLR), ils représentent pas loin de 45% de la consommation mondiale. Ils permettent de faire face à la situation actuelle», fait-on savoir chez Prim’Finance.

La hausse pourrait toutefois se poursuivre. D’autant plus que les acheteurs ont déjà commencé à puiser dans les stocks. Entre le 19 août et le 2 septembre, ils auraient diminué de 30% dans les entrepôts agréés par Nyse Liffe. Par ailleurs, les principaux fournisseurs disposent d’une marge de manœuvre limitée en raison d’un système de pré-vente de la production instauré en Côte d’Ivoire avec la réforme du secteur mise en place par le président Alassane Ouattara. Près d’un million de tonnes auraient déjà été vendues, sur les 1,4 million de tonnes que le pays devrait produire cette année.

Par ailleurs, de nombreux gestionnaires de portefeuille se positionnent actuellement sur ce marché. L’afflux d’investisseurs spéculatifs, qui parient à la hausse, devrait encore alimenter la progression des cours.

source


chocolat

Tag(s) : #VIE QUOTIDIENNE

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