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Une nouvelle tendance qui s'est répandue comme une traînée de poudre chez les adolescents affiliés à Facebook fait du réseau social un paradis pour pédophiles bien renseignés.

Pornographie enfantine
Le "sneaky hat" (que l'on peut traduire par "chapeau sournois") est une pratique très voyeuriste qui veut que l'on se prenne en photo complètement nu, juste armé d'un chapeau ou d'une casquette pour cacher ses parties génitales. Lancé par le site du même nom, le "sneaky hat" n'avait vocation qu'à amuser la galerie, mais se retrouve menacé de poursuites.

Les jeunes, toujours prêts à relever des défis idiots pour se faire remarquer, n'hésitent pas à publier les photos sur Facebook. Mais le réseau social, abritant ainsi des photos à caractère érotique de mineurs d'âge, pourrait se voir attaqué pour entrave aux lois contre la pornographie enfantine dans de nombreux pays.

"Pour faire marrer les copains"
En général, un élève lance le mouvement avec une photo délurée et ses camarades ripostent dans les jours suivants. Evidemment, la surenchère est de mise. La pose "Sneaky hat" aurait été adoptée par beaucoup d'adolescents, notamment en Australie. Ces derniers prennent souvent soin que leurs parents ne puissent avoir accès aux images, mais malheureusement, le vrai risque n'est pas la fureur parentale: les clichés sont tombés dans les mains d'amateurs indésirables. Facebook est devenu une source de réjouissance pour les pédophiles.

Il n'y a pas que sur Facebook que la tendance se dessine, sur d'autres réseaux sociaux mais aussi sur Youtube, les images sont légion. Certains enfants ont été ahuris de voir que leurs photos "postées pour faire rire les copains" se retrouvent partout sur le net et le fondateur du site internet qui a créé la tendance reconnait lui-même que les choses vont trop loin, à son grand désarroi.

Irresponsabilité d'ado + internet = danger
Le pédopsychiatre australien Michael Carr-Greff explique que la tendance révèle un des grands dangers du net. Selon lui, la combinaison de la diffusion non-contrôlée d'informations et d'images rendue possible par internet et la mentalité irresponsable d'un adolescent constituent un mélange explosif. Sans compter que nombre de photos retrouvées sur Google Images proviennent des photos librement accessibles sur les réseaux sociaux. La vie privée des imprudents est désormais réduite à peau de chagrin. D'où l'utilité de, plus que jamais, dialoguer avec les jeunes en contact avec la toile et les mettre en garde sur ses utilisateurs néfastes.

(acx)

source: 7sur7.be

Tag(s) : #INTERNET - COMMUNICATION

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