Le cholestérol est une molécule fondamentale du cerveau ! Faut pas qu'il en manque !

Comment puis-je en être aussi sûr ? C'est simple. Nous connaissons un certain nombre de maladies où la synthèse du cholestérol est déficiente, en particulier dans le cerveau.

Les sujets atteints présentent à des degrés divers, proportionnels au déficit en cholestérol, des troubles cognitifs ou des troubles de l'intelligence pour parler simplement.
Dans la forme homozygote du SLO syndrome (sans doute une des formes les plus sévères des déficits en cholestérol), les enfants naissent très handicapés, avec en plus des dysmorphies majeures et des troubles de l'immunité, pour faire simple.

Il faut savoir que le cerveau est un organe autonome pour ce qui est de son cholestérol, lui-même indispensable au bon fonctionnement de nos neurones. Qu'est-ce que cela veut dire ?

Simplement que pour les autres organes demandeurs de cholestérol (ovaires, surrénales, etc...), le foie (principal producteur de cholestérol dans notre organisme) transfert le cholestérol grâce aux lipoprotéines. Celles-ci sont des très grosses molécules qui ne franchissent pas la barrière hémato-méningée, et qui donc n'atteignent pas le cerveau.

Le cerveau fabrique lui-même le cholestérol dont il a besoin grâce à des cellules très spécialisées appelées astrocytes.
Si on est atteint d'une maladie qui empêche la synthèse du cholestérol, le cerveau ne peut pas être servi de l'extérieur ...
Facile à comprendre tout ça !
En fait, on ne connaît pas très bien les facteurs régulateurs de la synthèse du cholestérol dans le cerveau. Certains ont pensé que si on avait un cholestérol élevé dans le sang, ce n'était pas bon pour le cerveau, et qu'il était judicieux de baisser le cholestérol du sang pour protéger le cerveau. Que des scientifiques, des médecins, des comités d'éthique, des autorités sanitaires de tout poil aient laissé faire de telles expériences laissent pantois. Ils ne savaient donc même pas le minimum de ce qui est dit plus haut dans ce billet !

Malheureusement, les statines, elles, franchissent la barrière hémato-méningée et donc sont capables de diminuer la synthèse du cholestérol dans le cerveau ! C'est un peu théorique tout ça parce que, à ma connaissance, à part que les statines atteignent le cerveau, nous n'avons pas de données solides montrant une diminution du cholestérol dans le cerveau sous l'effet des statines. Même chez l'animal ! Si un lecteur de ce billet avait une référence sérieuse à ce sujet, merci de me la communiquer.

Question subsidiaire cruciale : avons-nous des données scientifiques (ou autres) suggérant que les statines diminuent nos capacités cognitives, notre intelligence ?
La réponse est positive.
Au moins deux essais cliniques conduits en double aveugle ont montré une diminution des capacités cognitives sous statine par rapport à un placebo. Et cela pour des faibles doses (sans rapport avec ce qui est administré actuellement) et de courtes périodes (quelques semaines).
Nous avons aussi une myriade de témoignages (y compris sur ce blog) où des gens viennent témoigner du handicap mental induit par les statines. Il suffit de se promener sur Internet un petit moment pour constater les dégâts. Le plus célèbre de ces témoignages est venu d'un ex-astronaute américain de la NASA (Stuart Graveline) qui en a d'ailleurs fait un livre.

Les témoignages sont tellement récurrents, et convaincants, que la plus célèbre revue scientifique pour grand public, le fameux "Scientific American" en a fait un article spécialement dédié à cette complication des statines dans son numéro d'Octobre 2010.

Il suffit en général d'arrêter le médicament pour aller mieux. On ne compte pas les témoignages de gens (y compris sur ce blog) qui ont vu des parents ou des proches "guérir" de leur maladie d'Alzheimer dès lors qu'ils avaient arrêté leur statine ... On reste rêveur !

Dernier point, et pas le moindre : parmi les grandes indications des médicaments anti-cholestérol, comme les statines, figure le risque d'avoir (ou de récidiver) un accident vasculaire cérébral, qu'il soit transitoire ou définitif avec plus ou moins de séquelle(s) et handicap(s).

Il a été pourtant clairement démontré qu'avoir un cholestérol élevé n'augmentait pas le risque d'accident vasculaire cérébral et qu'au contraire, quand on avait un cholestérol bas, le pronostic (y compris vital) de l'accident vasculaire cérébral était plus mauvais que si on avait un cholestérol élevé.
Les lecteurs attentifs de ce blog ont tout compris : le cerveau adore le cholestérol et, en cas de pépin, il guérit mieux si il a du cholestérol à sa disposition !

Dernier (vraiment le dernier) point : est-ce que diminuer le cholestérol avec un médicament diminue le risque d'avoir un accident vasculaire cérébral ?
J'ai déjà répondu à cette question dans mes livres. Donc, mes lecteurs connaissent déjà la réponse.

Pour les paresseux qui ne lisent pas les livres en papier, les vilains, et les radins, je le répète ici : NON, les statines ne protègent pas de l'accident vasculaire cérébral !

Ou plutôt, soyons précis : les études publiées ne montrent pas d'effet significatif, contrairement à ce que disent leurs auteurs, notamment les auteurs de l'essai SPARCL, pour les spécialistes. Il suffit de lire la méthodologie de l'essai puis les statistiques publiées par les auteurs eux-mêmes (ou plus vraisemblablement les statisticiens du sponsor de l'essai) pour le constater.
Tout le monde peut vérifier !

Mais, au fait, pourquoi personne ne vérifie cette évidence et continue-t-on de prescrire une statine pour la prévention de l'accident vasculaire cérébral ?

Réponse : c'est ce que l'on peut appeler le syndrome du Mediator, tout le monde devrait voir, ça crève les yeux et pourtant rien ne bouge !

Et dire qu'on dit qu'il faut diminuer le déficit de la sécu ...