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Dans les nouvelles aujourd'hui, à côté du "people", affichage honteux des millions d'euros dépensés pour cette cérémonie, alors que d'autres vivent avec 300 € par mois, et le sourire d'un DSK, il y a l'annonce officielle d'un président Chavez malade d'un cancer :


Le cancer de Chavez bouleverse la scène politique du Venezuela avant 2012

Le cancer du président Hugo Chavez bouleverse la vie politique du Venezuela, dépendante de cette figure controversée depuis des années, et introduit un élément d'incertitude supplémentaire avant l'élection présidentielle de 2012.

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Photographe : :: Venezuela: Hugo Chavez reconnaît avoir été opéré d'un cancer Durée: 01:09 photo : AFP
"C'est une situation d'incertitude mais sans aucun doute c'est aussi une rupture, un point d'inflexion. La politique a touché terre. Superman n'est plus Superman, c'est un être humain qui a abusé de son corps et qui en paie aujourd'hui le prix", estime Margarita Lopez Maya, historienne et coordinatrice du livre "Idées pour débattre du socialisme du XXIe siècle".
Hugo Chavez a reconnu jeudi avoir été opéré d'une tumeur cancéreuse détectée à Cuba lors d'une visite officielle, et suivre depuis sur place un traitement strict, au moment où déjà, pouvoir et opposition ont les yeux rivés sur le prochain scrutin de fin 2012.

Le président du premier exportateur de brut sud-américain et chef de file du socialisme étatiste latino-américain est au pouvoir depuis 1999, réélu à trois reprises avec de confortables majorités. Encore populaire après douze ans de pouvoir, avec 50% de soutien, il entend briguer un nouveau mandat.
Pourtant, rien n'indique aujourd'hui que ses plans politiques verront le jour. Jeudi, de Cuba où il se trouve depuis le 5 juin, il a exprimé l'espoir de se remettre pleinement, sans donner de date de retour au Venezuela.
"C'est une nouvelle scène politique. Chavez n'a pas de remplaçant. Il s'agit d'un leadership messianique et d'un pouvoir très centralisé. Cette situation n'a pas seulement un impact sur le gouvernement mais aussi sur l'opposition", selon Alexander Luzardo, professeur en droit politique.
Si le président renonce à ses aspirations pour 2012, plusieurs candidats pourraient faire leur apparition dans les deux camps, anti et pro-Chavez.
"Au PSUV (parti socialiste, du président), comme il n'existe pas de figure de +second Chavez+ il peut en résulter une prolifération de candidats potentiels. Dans l'opposition, il peut aussi y avoir plusieurs autres candidats" si l'adversaire n'est plus Chavez, l'opposition s'étant construire ces dernières années essentiellement par rapport à la figure du président.
Il y a des "groupes que le président parvient à unir, mais qui entre eux ne peuvent ni se voir ni se parler, souligne Lopez Maya.

Selon Demetrio Boersner, docteur en Sciences politiques et ancien ambassadeur, cette situation pourrait au contraire avoir un effet positif sur ces groupes, favorisant "un dialogue et un certain rapprochement entre camps" irréconciliables.

"Le gouvernement peut ressentir le besoin d'un minimum de consensus national. Le président divise depuis des années les Vénézuéliens entre Gentils et Méchants", dit-il.

"Le pays entre dans une phase délicate. Il faut de la maturité pour préserver la stabilité démocratique et éviter un conflit interne. Quand il y a eu un fort leadership, il faut une transition concertée entre le gouvernement et l'opposition", abonde Luzardo.

Les détracteurs du président ont réagi avec prudence à l'annonce du cancer de Chavez, et souhaité son rétablissement.
"Le président doit soigner sa santé et eux soigner leur gouvernement, qui n'est pas au niveau, parce qu'il est malade d'inefficacité", a déclaré le coordinateur de la coalition d'opposition pour l'Unité démocratique, Ramon Guillermo Aveledo.

Au sein du gouvernement, pour l'heure, le message est à l'unité.
"Chavez est et restera le leader indiscutable de cette révolution. Que personne n'ait de doutes, celui qui dirige ici c'est Chavez et ce gouvernement est dirigé par le commandant Chavez", a dit vendredi le ministre de l'Energie et du Pétrole, Rafael Ramirez.
Tag(s) : #AIR DU TEMPS

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