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Dix ans après Avril, le chanteur de 62 ans publie Lys & love, un disque déroutant aux influences moyenâgeuses.

Il a rendu sa copie in extremis, à peine quatorze jours avant la sortie, ce matin, de Lys & love, son huitième album studio. De quoi plonger Columbia, sa maison de disques, dans une certaine panique… Laurent Voulzy a eu du mal à lâcher ce projet aux sonorités moyenâgeuses, débuté le 15 septembre 2009. « Le moment où tout est fini, figé, me terrorise, admet le chanteur de 62 ans. Je trouve toujours des modifications à apporter et j’ai du mal à être satisfait. » Perfectionniste n’est pas un mot assez fort pour le qualifier. Au final, Lys & love déroute car peu de chansons se dégagent (excepté Jeanne, C’était déjà toi et J’aime l’amour). Le disque, très bien produit, s’écoute plutôt comme une bande originale de film.

 



« Je me suis laissé aller à une rêverie. J’ai voulu m’immerger dans le Moyen-Age, période qui m’attire depuis l’enfance, tout en restant ancré dans le XXIe siècle », explique Laurent Voulzy. Mettre en musique des poèmes, idée soufflée par Alain Souchon, a été le point de départ de cet album. « Je me suis inspiré d’En regardant vers le pays de France, écrit par Charles d’Orléans. Comme lui, je partage ma vie entre la France et l’Angleterre (Voulzy s’est établi en Grande-Bretagne en 2005). C’est une façon pour moi d’exprimer mon attachement à ces deux pays. Je suis comme prisonnier par amour en Angleterre et je réalise combien les richesses de la France me manquent. »

Pèlerinage à Abbey Road

Par un divin hasard, les chœurs de ce CD ont été captés au château de Vincennes (près de Paris). « C’est fou ! reprend Voulzy. Charles V, le grand-père de Charles d’Orléans, a vécu dans ce lieu. Depuis sa chambre, j’entendais les voix de Ma seule amour, poème de Charles d’Orléans, remonter depuis le donjon. Je me suis dit que la boucle était bouclée », s’enthousiasme-t-il. Son plus grand moment d’émotion restera cependant son pèlerinage à Abbey Road, dans le mythique studio 2. « La déco n’a pas changé depuis que les Beatles ont enregistré ici, s’amuse le chanteur. Le studio est dans son jus. Ce n’est pas forcément joli mais c’est très émouvant. J’avais rodé plusieurs fois devant et, pour la première fois, mon nom était inscrit sur le planning. Travailler dans un endroit sacré m’a littéralement porté. »

Comme à l’accoutumée, Laurent Voulzy a pu compter sur quelques textes signés de son vieux complice, Alain Souchon. "Il est mon frère de cœur. On se connaît depuis quarante ans et nos familles sont très liées, confie Voulzy. C’est Alain qui m’a poussé à écrire davantage mes paroles. Cette année, on va d’ailleurs se réserver un mois pour travailler sur notre projet d’album commun. Oui, notre disque de duos va se faire ! Nous en avons très envie. Il y a deux ans, nous avons déjà créé quatre morceaux. Il faut juste qu’on scelle un calendrier. Avec Alain, ce disque sera notre serment de chevalerie. Je tiens aussi à la participation de Nolwenn Leroy."

Il était indispensable qu’elle vienne poser sa voix sur un titre », insiste le chanteur. J’ai toujours trouvé qu’il y avait un souffle celtique chez Nolwenn. Elle incarne une sorte de princesse. Je ne suis pas étonné que son album Bretonne ait rencontré l’adhésion du public. » Souhaitons à Lys & love de connaître le même succès.

Lys & love, Laurent Voulzy, Columbia, 16 € (collector 20 €).

“Alain Souchon est mon frère de cœur. Notre album de duos va se faire. On y travaillera l’année prochaine.”

 

“Nolwenn Leroy est une princesse celte. C’est pour ça que son disque Bretonne a rencontré l’adhésion du public.”

Par LOÏC TORINO-GILLES

source: Francesoir.fr / Youtube.com

Tag(s) : #POESIES - CHANSONS

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