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La Chine a lancé avec succès un vaisseau spatial Shenzhou pour tenter un premier rendez-vous dans l’espace avec le module Tiangong-1, lancé le 29 septembre. Cette maîtrise du rendez-vous orbital est une étape importante pour les Chinois qui souhaitent commencer la construction et l’assemblage d’une station spatiale avant la fin de cette décennie.


China's unmanned Shenzhou 8 spacecraft launches on Oct. 31, 2011, on a mission to dock with the prototype space module Tiangong 1.
CREDIT: CCTV

Par Rémy Decourt, Futura-Sciences
 

Deux jours après le lancement d’un cargo spatial Progress à destination de l’ISS, la Chine a lancé dans la nuit de lundi à mardi son vaisseau spatial Shenzhou-8 à la poursuite de Tiangong-1. Le lanceur, une long March 2F, a décollé du Centre spatial de Jiuquan à 21 h 58 TU.

 

Shenzhou-8 doit s’amarrer à Tiangong-1 dans deux jours. Ce module orbital, lancé le 29 septembre dernier, préfigure un futur laboratoire scientifique.

 

En cas de succès, Shenzhou-8 restera amarré à Tiangonog-1 pendant au moins six mois avant de retourner sur Terre. Si l'on se fie aux plans initiaux, on devrait assister en 2012 aux lancements respectifs de Shenzhou-9 et 10 qui viendront également s’amarrer à Tiangonog-1. Shenzhou-9 sera inhabitée, au contraire de Shenzhou-10 qui embarquera un équipage de trois taïkonautes.

 

L’objectif de ces trois missions est de développer et de maîtriser les compétences technologiques et logistiques nécessaires à l'exploitation d'une station capable d'accueillir des astronautes sur de longues périodes. Ce rattrapage technologique, par rapport aux Européens, Américains et Russes, est une nécessité pour la Chine qui souhaite se doter d'une station spatiale à l'horizon 2020.

 

Un engin au design abouti

 

Conçue pour transporter trois passagers ou du fret, la capsule Shenzhou-8 est un modèle de série au contraire des capsules orbitales précédentes. Sa forme et sa structure interne ainsi que l'ensemble des systèmes et sous-systèmes ne seront plus modifiés. Il gardera la même apparence bien que des modifications mineures soient toujours possibles.

 

L’expérience acquise avec les capsules précédentes a mené à cette configuration à trois passagers, similaire à celle des capsules américaines du programme Apollo et des Soyouz russes. Un choix qui ne surprend pas les spécialistes, car cette configuration est un des meilleurs compromis possibles entre d'une part la masse et l'envergure de l’engin et d'autre part son lancement et son utilisation en orbite.

source: futura-sciences.com

Tag(s) : #AIR DU TEMPS

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