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Photo : EPA

Selon les médias russes, le chef de l’Etat Vladimir Poutine a approuvé le calendrier de ses visites à l’étranger d’ici à la fin de l’année. En première position figure la date du 3 décembre – visite à Istanbul. Prévue initialement pour les 14 et 15 octobre, elle a été reportée, selon des sources informées, à cause de l’absence d’entente sur nombre de problèmes bilatéraux et régionaux importants. Où en est-on aujourd’hui ? C’est la question que nous avons adressé au politologue Stanislav Tarassov.

Istanbul


« Le dernier entretien entre M. Poutine et M. Erdogan a eu lieu en juillet à Moscou. Alors les parties ont une nouvelle fois relevé le caractère stratégique des rapports entre leurs pays, noté la croissance du chiffre d’affaires mutuel passé à 35 milliards de dollars et dit leur intention de le porter à 100-150 milliards de dollars. Aussi lors des rencontres à Istanbul l’accent sera-t-il mis sur les questions, liées au secteur énergétique et aux échanges économiques et commerciaux. D’autant que ce n’est sans la Turquie que le processus des négociations sur le projet de gazoduc South Stream a pu être mené à bien et le commencement des travaux de construction a été annoncé ».

Or les interlocuteurs discuteront certainement aussi des questions régionales épineuses, dont la crise en Syrie. Cet été M. Erdogan s’est exprimé à Moscou pour l’application du mécanisme, contenu dans les accords de Genève, signés par les membres du Conseil de Sécurité de l’ONU et la Turquie. Par la suite le parlement de Turquie a néanmoins délivré un mandat de douze mois pour mener une opération militaire en Syrie. Une série de conversations téléphoniques entre le président Poutine et le Premier ministre Erdogan a suivi, au cours desquelles ils avaient à nouveau évoqué les problèmes régionaux aigus. Il y a quelques jours Moscou et Ankara ont échangé de vives répliques concernant les plans d’installer des batteries de missiles Patriot à la frontière syrienne de la Turquie. On peut donc supposer que cette fois la visite de Vladimir Poutine à Istanbul ne soit pas facile.

De l’avis du professeur de l’Université Yeditepe à Istanbul, Mesut Hakka Cashine, malgré la différence de leurs approches, la Russie et la Turquie gardent toujours la chance de parvenir à un compromis sur la Syrie. Cela en raison, estime l’influent Hürriyet, de ce « qu’en dépit des divergences sur les problèmes de sécurité dans la région, Moscou et Ankara ne montrent de disposition à sacrifier le capital politique et économique engrangé depuis la fin de la guerre froide ». Ce point de vue est partagé aussi par le rédacteur en chef de Milli gazete, Mustafa Kurdash, qui écrit qu’une complication des rapports turco-russes est en mesure de modifier la donne régionale et mondiale. En conséquence, il est nécessaire, à son regard, de tout faire pour lever les obstacles entravant ou pouvant entraver la coopération, qui se développe entre les deux pays.

En effet, la Russie est le premier partenaire commercial de la Turquie, tandis que celle-ci est le quatrième partenaire commercial de la Russie. Et cette circonstance mérite toute attention. source

 


İstanbul

Tag(s) : #ACTUALITES

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