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Photo: EPA

La situation se détériore entre le Pakistan et les forces coalisés après le raid aérien de l'OTAN le 26 novembre contre un poste de contrôle pakistanais.

Afin de parer aux raids aériens de l’OTAN, le Pakistan déploie des pièces de DCA à sa frontière afghane, a annoncé vendredi le porte-parole du commandement militaire, le général Ashfaq Nadim. Il a aussi fait remarquer qu’Islamabad n’allait plus supporter la présence de nombreux agents de la CIA dans le pays et a qualifié les Etats-Unis d'«allié imaginaire» du Pakistan, capable de perpétrer de nouvelles attaques.

Le Pakistan réagit aux frappes de l’aviation de l’OTAN du 26 novembre contre l’un des postes de l’armée pakistanaise, qui ont causé la mort de plus de 20 militaires. Les critiques contre les Etats-Unis ont fusé bien que l’ISAF ait expliqué que cet incident était une erreur. Washington a présenté des excuses au Pakistan, et le président Barack Obama a promis d’enquêter méticuleusement l’incident.

Qui provoque qui ?

«Beaucoup y voient une provocation. Mais de qui? С'est difficile à comprendre, car cela semble être préjudiciable pour tous. Pour le Pakistan l’union avec les Etats-Unis est très importante, vu sa situation économique. Les Américains ont aussi besoin du Pakistan, vu que c’est le voisin de l’Afghanistan. Avant le départ massif des forces d l'OTAN, la position d’Islamabad joue un grand rôle. Les conditions de ce départ en dépendront beaucoup. C’est un problème majeur pour Barack Obama», estime Vladimir Moskalenko, de l’Institut russe de l’Orient.

Après le raid aérien, le Pakistan a coupé l’un des deux moyens d'approvisionnement des forces de l’OTAN en Afghanistan, ce qui complique la situation du contingent international. La seconde voie de communication passe par la Russie, mais le transit est autorisé seulement pour le matériel non militaire. Pour le moment l’Alliance n’a pas demandé officiellement à Moscou d’accroître le transport de marchandises par son territoire.

La situation s’est détériorée jeudi, lorsqu’un convoi a été attaqué dans le sud-ouest du Pakistan par des extrémistes. Ils ont détruit plus de 30 camions avec du carburant et des chargements.

Un putsh en préparation?

Les événements au Pakistan paraissent encore plus obscurs, si on ajoute la maladie subite du chef de l’Etat. En milieu de semaine le président Asef Ali Zardari est parti pour un traitement à Dubaï suite à des problèmes cardiaques. Des rumeurs ont couru au Pakistan sur un putsch et la prise du pouvoir par les militaires.

La mystérieuse attaque cardiaque du président a été précédée d’une réunion urgente des ambassadeurs du Pakistan dans plusieurs Etats. Des observateurs pakistanais n’excluent pas que si Asef Ali Zardari retourne quand même dans son pays, il ne sera plus, peut-être, déjà chef de l’Etat.

source: ruvr.ru

Tag(s) : #ACTUALITES

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