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Cette décision "met fin à l'action arabe commune", a réagi l'ambassadeur syrien.

Le président syrien Bachar al-Assad. - / SANA / AFPLe président syrien Bachar al-Assad. - / SANA / AFP

par Le Nouvel Observateur avec AFP

La décision de la Ligue arabe de suspendre la Syrie est "illégale et contraire au traité" de l'organisation panarabe, a indiqué samedi l'ambassadeur syrien Youssef Ahmad, dans des déclarations citées par les médias syriens.

C'est une décision qui "met fin à l'action arabe commune, et prouve que l'administration (de la Ligue) suit un programme édicté par les Américains et les Occidentaux", a affirmé Youssef Ahmad.

La Ligue Arabe suspend la Syrie

La Ligue arabe a décidé de suspendre la Syrie et réclamé des sanctions contre Damas, appelant l'opposition à venir au siège de la Ligue au Caire discuter de la "transition", a annoncé samedi le ministre des Affaires étrangères et Premier ministre du Qatar.

Dix-huit des 22 membres de la Ligue ont voté en faveur d'un appel à tous les courants de l'opposition à "se mettre d'accord sur un projet unique pour la gestion de la transition prochaine en Syrie", a expliqué lors d'une conférence de presse, Hamad ben Jassem al-Thani, qui a présidé samedi une réunion de la Ligue arabe sur la Syrie.

Il a précisé que l'institution panarabe souhaitait rencontrer tous les courants de cette opposition sous trois jours au Caire pour parler de ce projet.

La suspension de l'adhésion de la Syrie à la Ligue arabe était l'une des revendications principales de l'opposition syrienne dont les différents courants se sont succédés au Caire ces derniers jours pour rencontrer Nabil al-Arabi, le secrétaire général de la Ligue arabe.

Retrait des ambassadeurs arabes

Les ministres arabes ont également appelé au retrait des ambassadeurs arabes à Damas, a déclaré le responsable qatari qui s'exprimait à l'issue d'une réunion ministérielle consacrée aux mesures à prendre à l'encontre de Damas, qui a accepté il y a dix jours le plan de sortie de crise de la Ligue sans pour autant l'appliquer.

Depuis cet accord, la répression de la révolte populaire sans précédent contre le régime, qui a fait selon l'ONU plus de 3.500 morts depuis la mi-mars, n'a pas baissé d'intensité, faisant notamment plus de 120 morts dans la seule région de Homs, un des foyers de la contestation dans le centre du pays.

source: Le Nouvel Observateur - AFP

Tag(s) : #CONFLICTS DANS LE MONDE

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