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L'envoyé de l’ONU et de la Ligue arabe en Syrie, Kofi Annan, le 16 mars 2012. REUTERS/Denis Balibouse

 

 

Mercredi 21 mars 2012 à New York, la Russie et la Chine se sont pour la première fois ralliées au Conseil de sécurité des Nations unies pour demander l’arrêt des violences en Syrie. Dans leur déclaration commune, les membres du Conseil reprennent à leur compte les recommandations de Kofi Annan, et prévoient des « étapes ultérieures » en cas de non-respect de ces préconisations par les autorités syriennes. Sans plus de détail pour l'instant.

La déclaration adoptée par le Conseil de sécurité marque un revers diplomatique pour Bachar el-Assad. La Russie et la Chine se sont ralliées aux autres membres du Conseil pour appuyer les efforts de l’envoyé de l’ONU et de la Ligue arabe, Kofi Annan, pour mettre fin aux violences en Syrie.
C’est la première fois depuis le mois d’août dernier que le Conseil parvient à s’accorder de manière unanime sur un texte concernant la Syrie, à un moment où le bilan des victimes à dépassé les 8 000 morts, selon les Nations unies.
« Etapes ultérieures »

Cette déclaration présidentielle (disponible en Pdf à gauche du texte) reprend le plan en six points développé par Kofi Annan, à commencer par le retrait par l’armée syrienne de ses armes lourdes, une trêve de deux heures par jour pour permettre un accès humanitaire aux villes syriennes encerclées et l’amorce d’un dialogue politique avec pour objectif une transition « vers un système pluraliste et démocratique » en Syrie.
Si les autorités syriennes ne répondent pas à ces demandes, le Conseil envisage des « étapes ultérieures », sans préciser ce que pourrait être ces mesures supplémentaires.
A ce titre, la pression exercée sur les autorités syriennes demeure à un niveau minimum. Pour préserver l’unité du Conseil et obtenir le soutien de la Russie, les diplomates ont renoncé à imposer des mesures contraignantes à Bachar el-Assad. La Russie a par exemple exigé le retrait de la mention d’un délai de sept jours pour que la Syrie réponde à ces demandes.
« Ouvrir un dialogue »
Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a fait savoir pendant les négociations que le texte ne devait contenir « ni menace, ni ultimatum » à l’encontre du président syrien. Par ailleurs, une déclaration présidentielle du Conseil de sécurité n’a pas le poids d’une résolution et n’impose pas au pays concerné l’obligation de s’y soumettre au regard du droit international.
« C’est un premier pas. Une résolution est toujours sur la table et nous espérons que nous parviendrons à obtenir une résolution du Conseil de sécurité », a confié l’ambassadeur français, Gérard Araud. Le diplomate insiste sur l’importance de marquer un soutien « sans ambiguïté » à la mission de Kofi Annan.
L’envoyé de l’ONU était en effet rentré passablement déçu de Damas la semaine dernière, Bachar el-Assad n’ayant répondu que de manière très vague à ses propositions. Il avait fallu l’intervention personnelle de Sergueï Lavrov pour que le président syrien se dise prêt à « ouvrir un dialogue ».
Un régime « bunkerisé »
Kofi Annan souhaitait donc le soutien clair et unanime du Conseil de sécurité. Cette déclaration lui donne davantage de poids et de légitimité dans ses négociations avec Damas.
Le sentiment de nombreux diplomates à l’ONU est que le régime syrien est « bunkerisé », qu’il cherche avant tout à gagner du temps et demeure convaincu que l’insurrection peut encore être écrasée militairement. Les injonctions diplomatiques sont pour l’instant demeurées sans effet
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Tag(s) : #CONFLICTS DANS LE MONDE

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