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Traduction Chasouris:

En exclusivité pour Rense.com par Yoichi Shimatsu, consultant en environnement basé à Kong Kong, ancien rédacteur général du « Japan Times Weekly » à Tokyo

 

Un flot irrépressible de rejets radioactifs et de déchets chimiques provenant de Fukushima s’approche de plus en plus de l’Amérique du Nord. Selon des observations faites par l’équipage d’un bateau russe navigant à mi-parcours, quelque 20 millions de tonnes de bois brisé, de bateaux à la dérive et d’épaves industrielles ont déjà traversé plus de la moitié de l’océan Pacique.

L’élimination sécuritaire des déchets solides représenteront une tâche monumentale, mais la plus grande menace réside dans le ragoût chimique invisible mélangé à l’eau de mer, ce qui constitue une triple catastrophe sans précédent de contamination nucléaire, biologique et chimique (NBC) en provenance du nord-est du Japon .

Les isotopes radioactifs césium et strontium se trouvent maintenant dans la chaîne alimentaire marine et sont en train de remonter l’échelle biologique, depuis le plancton jusqu’aux invertébrés tels que les calamars, puis les poissons comme le saumon et le flétan.

Les animaux marins sont également exposés à des millions de tonnes de déchets biologiques issus des élevages porcins et des boues non traitées provenant des côtes japonaises inondées par le tsunami. Ces déchets et ces boues transportent des agents pathogènes, incluant le virus de la grippe aviaire qui est susceptible de contaminer les poissons et les tortues.

La contamination chimique, soit liquide, soit provenant du lessivage des peintures sur les plastiques et les métaux, aura probablement les effets les plus immédiats sur la santé humaine et sur l’extermination d’animaux marins.

Le mélange toxique ne s’arrêtera pas à la côte. De nombreux composés chimiques sont volatiles ; ils peuvent s’évaporer avec l’eau pour former des nuages qui finiront par tomber sous forme de précipitations à travers le Canada et le nord des États-Unis. A long terme, la menace s’étend loin dans les terres, vers les montagnes Rocheuses et au-delà, affectant l’agriculture, les rivières, les réservoirs et, éventuellement, les nappes aquifères et les sources. [...]

Quand les déchets radioactifs arriveront-ils sur ​​la côte Ouest de l’Amérique du Nord ? La distance entre le nord-est du Japon et le nord-ouest du Pacifique est d’environ 8000 km. Le courant Kuroshio du nord Pacifique fait normalement la traversée entre six à sept mois. Les matériaux les plus lourds, comme le bois, se déplacent à environ la moitié de ce rythme, mais les produits chimiques dissous dans l’eau ont déjà commencé à atteindre la côte Pacifique de l’Amérique du Nord, une réalité ignorée par les gouvernements américain et canadien. [...]

Le Japon, ainsi que de nombreux autres puissances industrielles, est accro non seulement à l’énergie nucléaire mais aussi aux produits de l’industrie chimique et aux producteurs de pétrole. En se basant sur le travail d’un toxicologue qui fait partie de notre groupe de consultants et qui a travaillé sur des nano-systèmes de traitement pour la destruction de composés organiques dans les eaux usées (pour le gouvernement de Hong Kong), il est possible d’esquisser les principaux types de produits chimiques dangereux rejetés dans l’eau de mer par le tsunami .

- Biphényles polychlorés (BPC) lors de la destruction des transformateurs électriques. Les PCB sont des perturbateurs hormonaux qui détraquent les organes reproducteurs, les nerfs, le système endocrinien et le système immunitaire.

- L’éthylène glycol, utilisé comme réfrigérant pour les unités de congélation des fruits de mer du littoral et pour les plans d’emballage, et comme antigel dans les voitures, cause des dommages aux reins et autres organes internes.

- Les composés 9-11 de carbone de la fraction soluble dans l’eau de l’essence et du diesel provoque des cancers.

- Les tensioactifs, incluant les détergents, le savon et les lessives en poudre, sont des composés alcalins causant des lésions aux yeux, à la peau et aux intestins des poissons et des mammifères marins.

- Les pesticides utilisés dans les fermes situées en bordure de côte et les organophosphates endommagent les cellules nerveuses et le tissu cérébral.

- Les médicaments provenant des pharmacies et des cliniques balayées par le tsunami peuvent, à d’infimes quantités, déclencher des effets secondaires majeurs.

Début du massacre :

A en juger les rapports de blessures inhabituelles et de mortalité, les radiations et les produits chimiques affectant les créatures marines ont fait leur apparition le long de la côte ouest de l’Amérique du Nord.

- Des centaines de grands calamars morts échoués sur la côte sud de la Californie en août (les calamars se déplacent beaucoup plus vite que le courant).

- Des pélicans sont éventrés par des lions de mer, apparemment en concurrence pour les poissons maigres.

- Des orques, ces baleines tueuses, sont trouvées mourantes en remontant les rivières de l’Alaska, là où normalement elles n’auraient jamais cherché à se réfugier.

- Les phoques annelés, principale source de nourriture pour les ours polaires du nord de l’Alaska, souffrent de lésions sur leurs nageoires et dans leur bouche. Comme les mers de l’Arctique ne sont pas touchées par le flux du courant du Pacifique Nord, ces petits mammifères pourraient souffrir des retombées nucléaires atmosphériques apportées par le jet stream. [...]

Texte intégral (en englais) : rense.com

 

La côte ouest américaine n’est pas au bout de ses peines…

Jo ^^"l'éveil 2011"

Tag(s) : #NATURE - ECOLOGIE

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