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Cinq millions et demi de foyers français ne sont pas reliés à un réseau collectif d’assainissement des eaux usées, et épurent leurs eaux sales à l’aide d’une fosse septique.
Une réglementation aussi imbécile qu’inapplicable, adoptée ces dernières années après un intense lobbying de divers margoulins, impose désormais, en principe, de « remettre aux normes » ces installations d’assainissement non collectif, faute de se voir interdire de vendre la maison dont l’installation n’aurait pas été remise aux normes.
Ce qui est en passe, avec d’autres crétineries du même acabit, de précipiter l’immobilier français au fond du trou, déclenchant du même coup une abominable « récession » qu’aucune « Règle d’Or » ne pourra tempérer, et s’avère être au fondement de la perte de notre AAA !

 

   
On va encore me dire que j’exagère ? Non. Reprenons. Cinq millions et demi de foyers français, soit près de 14 millions d’usagers, et de citoyens, et de contribuables, et d’électeurs, sont plongés depuis cinq ans dans une épouvantable géhenne.
Il est vrai que la France, l’admirable France, et son admirable « Ecole française de l’eau », se distingue dans l’Union européenne puisque l’Hexagone a le privilège de posséder davantage de fosses septiques que TOUS les autres pays européens…


Un quarteron de bureaucrates imbéciles s’est mis en tête il y a quelques années d’imposer à leurs propriétaires de « remettre aux normes » leur fosse septique (puisard), qui avait été bricolée par l’artisan ou le paysan du coin, voire purement et simplement construit à la bonne franquette par le proprio il y a des décennies, ce qui d’ailleurs n’inquiétait personne.
Ceci au motif que les « pollutions diffuses » générées par nos fosses septiques provoquaient une abominable catastrophe écologique, genre l’Erika sous le Pont de l’Alma tous les matins, ce qui est bien sur un épouvantable mensonge, d’une part porté par la « Grennellitude » ambiante, et surtout ardemment propagé par les Veolia, Suez et Saur qui n’ont pas manqué de calculer vite fait que la « réhabilitation » des fosses septiques, ça se chiffrait à 20 milliards d’euros de bel argent en vingt ans.
(Toutes ces bandes de gredins se foutant comme de l’an 40 des « vraies » pollutions diffuses d’origine agricole, dont on sait depuis cet été qu’elles nous coûtent chaque année de 50 à 70 milliards d’euros, comme l’a établi un Rapport hallucinant du Commissariat général au développement durable…)
Bref, c’est évidemment plus simple de terroriser la pauvre mémé isolée au fond de sa cambrousse que de s’attaquer aux céréaliers de la Beauce.
Et à partir de là c’est parti pour la dinguerie totale. On t ‘invente des réglementations tellement imbitables que quand le ministère de l’Ecologie pond des arrêtés en 2007-2008, ils se font immanquablement flinguer par le Conseil d’Etat et la Commission européenne, une horde de « commerciaux » déchaînés sévit dans nos campagnes et fourgue littéralement n’importe quelle camelote au populo terrorisé, qui est parfois à deux doigts de brandir la fourche et le fusil de chasse, les communes et com-com créent des SPANC à tour de bras, avec les « Spankeurs » qui vont avec, et qui finissent par faire la pluie et le beau temps, puisque c’est leur taf et que personne n’y comprend que pouic, et que pendant ce temps-là les margoulins précités t’importent du matos « agréé » de Belgique et d’Allemagne (et de Zanzibar), et tout cela ça fait un « marché » de plusieurs centaines de millions d’euros par an.
Pour finir en baston généralisé à l’automne dernier au dernières « Assises nationales de l’assainissement non collectif » qui ressemblaient de près à la Porte d’Auteuil un soir de rencontre PSG-OM…
Sauf que les mêmes brillants sujets qui ont déclenché cet épouvantable bordel se sont piqués de rendre obligatoire la visite, le diagnostic et la « réhab » au cas où, aux fins de délivrance du certificat de conformité (à la nouvelle réglementation), qui devra désormais être présenté au notaire avant de vendre la moindre masure planquée au fin fond du Poitou ou de la Creuse !
Pire que Tchernobyl et Fukushima ! Comme la quasi-totalité des 5 millions et demi de demeures concernés ne sont toujours pas aux normes, et que c’est pas demain la veille, énorme crash en vue sur le marché de l’immobilier.
Pire ! Les proprios lésés commencent, et on les comprend, vu la « crise », à échafauder des stratégies plus destroy les unes que les autres pour sauver leur peau :
- ne plus déclarer la maison de campagne qui n’est pas aux normes à l’ISF ;
- réduire d’autorité le montant de leurs impôts locaux au motif que leur collectivité de rattachement n’a pas fait le nécessaire pour régler ce bordel ;
- intenter des procès tous azimuts ;
- carrément faire des faux certificats !
on en passe et des pires…
On n’imagine pas les sommes colossales qui vont s’envoler en fumée : les vendeurs de baraques qui ne peuvent plus les vendre, l’immobilier dans la panade, les notaires pris à la gorge, les héritiers qui ne peuvent pas recevoir leur héritage, les amendes, les frais de justice…
Elle est là la dette publique !
Or ce que personne n’aurait pu imaginer c’est que l’un des boss de Standard & Poors France a fait l’acquisition il y a quelques années d’une somptueuse gentilhommière en Guyenne, et qu’il a failli devenir raide dingue avec sa fosse septique, et les Spankeurs du coin qui lui pourrissaient la vie tous les quatre matins.
Comme ces mecs habitent sur une autre planète, ça a été vite fait :
« Sarko et le Cap Nègre + ma gentihommière qui ne va plus valoir une thune quand je voudrai la fourguer, ce pays est foutu », le mec il a pété un cable, et brûlé ses vaisseaux.
Et avant d’aller se faire pendre ailleurs a donc décidé de rendre la monnaie de leur pièce à ces putains de « fucking froggies » !
Et voilà comment la France va perdre son triple A…
L’affaire illustre hélas à la perfection les fondements de la politique conduite par la bande du Fouquet’s depuis 2007.
Et vient de conduire un respectable parlementaire à déposer une proposition de loi qui vise à tenter de réparer les dégâts…
Trop tard.
(Les investisseurs intéressés par la gentilhommière en Guyenne peuvent contacter Eaux glacées, qui négociera la transaction sur la base de frais de mise en relation de 10% du montant de la transaction HT.)

SOURCE vu sur "Au bout de la route "
Tag(s) : #Crise de l'Euro

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