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La note souveraine est désormais AA+.

La France a perdu son triple A auprès de l'agence Fitch, le 12 juillet 2013. La France a perdu son triple A auprès de l'agence Fitch, le 12 juillet 2013. (THOMAS COEX / AFP)

 

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Mauvaise nouvelle pour le gouvernement. 

La France a perdu son triple A auprès de l'agence de notation Fitch, vendredi 12 juillet, la note passant à AA+. La perspective de cette note est stable. Fitch précise qu'elle a revu à la hausse ses prévisions d'endettement pour la France pour les prochaines années.

 

MAJ


  

La France perd son triple A auprès de Fitch
La France a perdu son triple A auprès de l'agence de notation financière Fitch Ratings, la seule qui lui accordait encore ce sésame attribué aux premiers de la classe, selon un communiqué publié vendredi.
REUTERS/Jessica Rinaldi

La France a perdu son dernier Triple A.

Après Standard & Poor's et Moody's, l'agence Fitch a dégradé à son tour d'un cran la note de la dette de la France, du maximum AAA à AA+, selon un communiqué publié vendredi soir. A cette note est assortie une perspective "stable", indiquant qu'il n'est pas envisagé de la toucher dans "les deux années à venir", est-il précisé dans le texte. Ce qui est pour le moins rassurant.

Fitch, copropriété du groupe français Fimalac, détenu par l'homme d'affaires Marc Ladreit de Lacharrière, était la dernière agence à accorder encore le triple A symbole de la meilleure gestion à la France. A tel point que certains se demandaient si elle ne protégeait pas notre pays par patriotisme. En fait, la dégradation était attendue. L'analyste Norbert Gaillard, spécialiste des agences de notation, la pronostiquait pour cette année.

La croissance en accusation

Fitch explique sa décision par les incertitudes qui planent sur les perspectives de croissance du pays, ce qui ne donne pas beaucoup de marges au gouvernement pour atteindre ses objectifs de consolidation budgétaire.

Elle cite les interrogations persistantes à court et moyen termes sur l'évolution de la production, du chômage et du déficit de l'Etat. D'autant plus que l'agence souligne avoir des divergences avec le gouvernement sur les prévisions de croissance.

Fitch dit prévoir une contraction de l'économie française de 0,3% en 2013 puis une croissance de 0,7% en 2014 et de 1,2% en 2015, alors que le gouvernement français s'attend lui à une croissance de 0,1% en 2013, 1,2% en 2014 et 2% en 2015 et 2016. "Cette divergence dans les prévisions explique la différence entre l'estimation du ratio de dette sur PIB réalisée par l'agence et les chiffres officiels", souligne Fitch.

L'agence souligne aussi ses différences avec le gouvernement français sur les prévisions de déficit budgétaire. Elle prévoit un déficit au-dessus de 3% du PIB jusqu'en 2014, avant de diminuer à 1% du PIB en 2017, à la fin du mandat de François Hollande. Le gouvernement prévoit, lui, un déficit de 2,9% du PIB diminuant à 0,7% à ces mêmes dates.

Fitch prévoit par ailleurs que la dette publique du pays va continuer de croître pour atteindre un pic de 96% du PIB en 2014 avant de diminuer progressivement pour retomber à 92% en 2017. C'est globalement 2 points de plus que lors de ses dernières prévisions.

Des raisons de ne pas (trop) s'inquiéter

L'agence justifie cependant longuement le fait d'attribuer à la France la deuxième note la plus élevée de son barème. Elle estime notamment "très bas" le risque financier du pays en raison d'une maturité moyenne élevée de la dette de 7 ans, les faibles taux d'intérêt auxquels la France se finance actuellement, et son statut de dette de référence sur le marché européen de la dette souveraine.

Fitch se félicite également de la réforme de la procédure budgétaire et fait confiance au nouveau Haut conseil des finances publiques et au pacte budgétaire européen pour obliger le gouvernement à respecter la discipline budgétaire.

Elle rend enfin plutot hommage au "vaste programme de réformes structurelles" mis en place par "le gouvernement socialiste arrivé au pouvoir l'année dernière", comme le pacte de croissance ou la réforme du marché du travail. "Cela peut aider à améliorer la croissance à long terme et la situation des comptes publics", indique l'agence avant d'ajouter un bémol. "Cependant, l'impact quantitatif des nouvelles mesures et incertain et la mise en oeuvre des réformes est soumise à des risques". SOURCE

Tag(s) : #ECONOMIE - FINANCE

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