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La liste des métiers pouvant être exercés par les Roms est élargie, mais Ayrault rappelle que les campements illégaux continueront à être démantelés.

(Mépris total pour la population, qu’elle soit « issue de l’immigration » ou de souche, pour reprendre les termes politiquement corrects. Leur permettre de travailler, oui mais pourquoi? Pour les aider à s’intégrer nous dit-on, leur offrir un toit alors qu’il y a plus de 8 millions de mal-logés en France sans compter les SDF, pour qu’ils puissent avoir un emploi alors que les chiffres du chômage explosent eux aussi… Bref, le socialisme, c’est faire dans le social… SOURCE )

 

 

Des Roms en région parisienne, en 2010.

 

Le gouvernement français a décidé mercredi de faciliter l'accès au travail des Roms sans attendre une éventuelle levée des mesures transitoires de l'Union européenne qui le restreignent jusqu'à fin 2013. Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait décidé de convoquer une réunion interministérielle sur les conditions de vie des Roms à la suite d'une série de démantèlements de camps illicites menés par le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, mais qui ont divisé la majorité. À l'issue des discussions, Matignon a annoncé la suppression de la taxe pesant sur les employeurs des Roms et un élargissement des métiers auxquels peuvent prétendre les membres de cette communauté, issus de Roumanie et de Bulgarie pour la plupart.

"Pour favoriser l'insertion par l'emploi, facteur essentiel d'intégration des populations concernées, la liste des métiers ouverts aux ressortissants roumains et bulgares sera élargie et la taxe due par l'employeur à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) supprimée pour ceux-ci", dit un communiqué. Après discussion avec les États concernés, le gouvernement souhaite en outre examiner "l'hypothèse d'une levée anticipée des mesures transitoires qui restreignent l'accès de ceux-ci au marché du travail français, par rapport aux ressortissants communautaires". Paris propose que cette question soit inscrite à l'ordre du jour de la prochaine session du Conseil de l'Union européenne, sous présidence chypriote.

Le débat sur le sort des Roms, qui seraient entre 15 000 et 20 000 sur le sol français, a resurgi après le démantèlement de plusieurs campements illicites en banlieue de Lyon, Lille et Paris, au début du mois. Les reconduites à la frontière ont repris, suscitant l'ironie de la droite, la colère des associations et d'une partie de la gauche, et poussant la Commission européenne à placer Paris sous surveillance. "Les décisions de justice continueront d'être appliquées", pour mettre fin à une situation de danger ou de risque sanitaire, précise Matignon.

 

Infographie idé

Cadre interministériel

Toutefois, l'État et les collectivités territoriales, en lien avec les associations, devront apporter une "réponse globale" et "adaptée à la situation des personnes et des familles concernées." Les associations ont demandé au gouvernement de tenir la promesse de campagne de François Hollande de ne pas procéder à des expulsions de camps sans solution alternative.

Le gouvernement évoque un renforcement de la lutte contre "les filières d'exploitation de la misère et des personnes (prostitution, mendicité, utilisation d'enfants, etc.) dont sont notamment victimes les mineurs". Neuf membres du gouvernement, dont les ministres du Logement Cécile Duflot, de l'Intérieur Manuel Valls et des Affaires européennes Bernard Cazeneuve, ont participé à la réunion autour du Premier ministre. Deux missions sont mises en place, dont l'une, confiée au préfet Alain Régnier, sera chargée de coordonner les différents ministères concernés par le dossier. Le cadre interministériel sera la référence pour traiter cette question, a précisé Cécile Duflot à la presse à sa sortie, insistant sur la "personnalisation" des solutions et jugeant "inacceptable la présence de bidonvilles sur le territoire français".

En matière d'hébergement, le gouvernement dit vouloir mobiliser les outils existant tout en évoquant l'éventuelle mise en place de "structures d'accueil provisoires en lien avec les collectivités territoriales". Avant la réunion, sept membres du Collectif Romeurope avaient été reçus à Matignon. "Les Roms sont des citoyens européens qui veulent naturellement travailler. Ni plus ni moins des individus en recherche d'emploi, de logement, de dignité. Il n'y a pas de problème rom", a déclaré à sa sortie Malik Salemkour, membre de ce collectif. Il a ajouté apprécier un traitement du dossier "au niveau interministériel, comme un sujet de citoyenneté, sans le ramener à une question répressive ou ethnique". SOURCE

Tag(s) : #ACTUALITES

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