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La filière OGM espère encore prendre racine en France


Alors qu’une décision du conseil d’État rend théoriquement possible la plantation de maïs transgénique en France, les militants anti-OGM continuent leurs actions hostiles.

Mais les semenciers et certains agriculteurs prédisent que la France ne pourra pas indéfiniment se passer des plants transgéniques.

Le gouvernement cherche à encadrer juridiquement leur arrivée.

Au-dessus d’un tas de maïs OGM répandu sur le sol, les militants de la Confédération paysanne et des Faucheurs volontaires ont déployé une banderole orangée, barrée en lettres capitales d’un slogan catégorique : « Danger, zone OGM ». Le 23 janvier au petit matin, la centaine de militants entrés par effraction sur le site de Monsanto à Trèbes (Aube) avait un objectif : montrer que les semenciers n’ont pas désarmé et qu’ils envisagent toujours de commercialiser des plants OGM (organismes génétiquement modifiés) en France.

Depuis que le conseil d’État a annulé la précédente clause de sauvegarde interdisant la culture du MON810, les agriculteurs français peuvent, en théorie, en planter. À deux conditions : attendre le début de la période des semis, dans un mois environ, et espérer qu’un nouvel arrêté d’interdiction n’aura pas été pris à ce moment-là.

Voilà des années que la France est une terre hostile à la culture des plantes génétiquement modifiées. À tel point que la plupart des semenciers semblaient baisser les bras. Après le coup de force de Trèbes, Monsanto a indiqué qu’il ne vendrait pas de maïs transgénique en France en 2012. « Les conditions favorables à sa commercialisation ne sont pas réunies », a précisé le groupe américain dans un communiqué. Quelques jours plus tôt, l’Allemand BASF avait annoncé qu’il délocalisait l’ensemble de ses activités transgéniques hors d’Europe.
Des partisans de l’OGM

Faut-il y voir la preuve qu’il n’y aura jamais d’OGM en France ? Sans doute pas. D’abord parce que selon l’Association générale des producteurs de maïs, « de nombreux agriculteurs veulent en planter et ils le feront dès que la loi le permettra ». Sa porte-parole, Anne Kettaneh, reconnaît ne pas savoir combien d’exploitants cela concerne, mais elle estime qu’ils « sont au moins aussi nombreux qu’en 2007 », dernière année pendant laquelle le MON 810 a été autorisé en France. Vingt-deux mille hectares avaient alors été cultivés.

(...)


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Un article de SÉVERIN HUSSON, publié par La croix

Auteur : SÉVERIN HUSSON

Source : www.la-croix.com

Tag(s) : #NATURE - ECOLOGIE

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