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9.000 postes d'enseignants doivent être supprimés à la rentrée prochaine, alors que le France est déjà sous dotée de 15% par rapport aux autres pays de l'OCDE.


Luc Chatel avance un effectif de 25 élèves par classe en maternelle et de 22 dans le primaire. (AFP)
Pour le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, la suppression de 1.500 classes annoncée mardi 26 avril en primaire à la rentrée prochaine est une rupture sans précédent. Son secrétaire général, Sébastien Sihr, interrogé par Nouvelobs.com, souligne que ces fermetures s'accompagnent de la suppression de 9.000 postes d'enseignants.

Le syndicat conteste les chiffres présentés par le ministre de l'Education. Alors que Luc Chatel avance un effectif de 25 élèves par classe en maternelle et de 22 dans le primaire, Sébastien Sihr estime qu'avec 5.000 élèves supplémentaires attendus à la rentrée, il y aura "selon un effet logique simple" plus d'élèves par classe. L'effectif moyen en élémentaire était de 23 élèves par classe à la rentrée 2010. Injoignable mardi matin, le ministère n'a pour le moment pas précisé comment il est parvenu à son estimation.

Premières victimes : les élèves 400 en difficultés

Le syndicat dénonce la disparition programmée de 9.000 postes qui aura un effet dévastateur pour l'école. "Pour la première fois depuis la guerre, on ne suit plus la démographie scolaire", s'inquiète Sébastien Sihr. Selon lui, le ministère s'apprête à fermer des classes au moment où l'on attend plus d'élèves au moment où, selon l'enquête Pisa menée par l'OCDE, la France est déjà sous dotée de 15% par rapport à ses partenaires.

D'après les estimations du SNUipp-FSU, 400 postes RASED (Réseaux d'Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté) seront ainsi supprimés à la rentrée. Xavier Darcos en avait déjà fait disparaître 1.800 en 2008. Le coup de rabot doit aussi toucher les formateurs : 200 postes de maîtres formateurs et conseillers pédagogiques seront supprimés. Suppressions qui vont toucher 800 postes d'intervenants en langues.

Enfin, 5.600 postes d'enseignants affectés à des missions de soutien ou à des remplacements doivent disparaître. "Les élèves en difficulté seront les premières victimes de cette politique", s'indigne Sébastien Sihr.

"Le rabot s'attaque au coeur du système"

Dans le cadre du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux, il n'y aura l'an prochain que 3.000 stagiaires contre 7.000 l'an dernier et 10.000 il y a trois ans. "Le ministère assèche toutes les ressources du primaires", dénonce le SNUipp-FSU, "le rabot commence à s'attaquer au cœur du système : les classes". "Nous sommes prêts au débat, nous avons des propositions", rappelle le syndicaliste pour qui "le ministre dit vouloir du qualitatif mais il n'agit que sur le quantitatif."
Dans le cadre du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux, il n'y aura l'an prochain que 3.000 stagiaires contre 7.000 l'an dernier et 10.000 il y a trois ans. "Le ministère assèche toutes les ressources du primaires", dénonce le SNUipp-FSU, "le rabot commence à s'attaquer au cœur du système : les classes". "Nous sommes prêts au débat, nous avons des propositions", rappelle le syndicaliste pour qui "le ministre dit vouloir du qualitatif mais il n'agit que sur le quantitatif."
(Nouvel Obs)
Tag(s) : #AIR DU TEMPS

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