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MOSCOU - La crise dans l'Union européenne est considérée par Moscou comme une menace très sérieuse, a déclaré le Premier ministre russe Dmitri Medvedev dans une interview à l'AFP et au Figaro, soulignant que la moitié des échanges commerciaux de la Russie se font avec l'UE.

La situation chez nous dépend en bonne partie de ce qui se passe dans les économies de l'Union européenne, a ajouté le Premier ministre russe en précisant que le montant global des échanges Russie-UE s'élevait à quelque 300 milliards d'euros.

M. Medvedev, attendu en France lundi soir pour visite au cours de laquelle il doit rencontrer avec son homologue français et le président François Hollande, n'a pas semblé totalement convaincu par les efforts entrepris au sein de l'UE face à la crise.

Il nous semble parfois que nos partenaires européens manquent d'énergie et de volonté pour prendre des décisions (...) Nos partenaires de l'UE semblent être sur le point d'arriver à un accord. L'important, c'est que ce ne soit pas trop tard, a déclaré M. Medvedev.

Nous suivons avec beaucoup d'attention ce qui se passe dans l'UE et dans la zone euro en général ainsi que dans les maillons faibles que sont la Grèce, l'Espagne et d'autres pays, a poursuivi M. Medvedev.

Le Premier ministre russe a réaffirmé son soutien à l'euro: 41% de nos réserves en devises sont en euros. C'est pourquoi nous souhaitons que l'euro continue d'exister comme monnaie de réserve et comme monnaie stable.

M. Medvedev a par ailleurs reconnu qu'il n'y a pas eu de progrès radical dans la modernisation de la Russie qui reste toujours trop dépendante du gaz et du pétrole.

Il est vrai qu'il n'y a pas eu de progrès radical dans la modernisation. L'économie de la Russie n'est pas équilibrée de manière idéale. Nous dépendons trop du gaz et du pétrole. Il faut moderniser le pays, mais peut-on faire ça en deux ou trois ans ? Bien sûr que non !, a-t-il estimé.

Il y a des avancées, mais pas aussi rapides que ce que je souhaiterais a conclu le Premier ministre.

Soutien de Paris à la coalition syrienne tout à fait inacceptable


MOSCOU - Le soutien apporté par la France à la Coalition de l'opposition syrienne est tout à fait inacceptable au regard du droit international, a déclaré le Premier ministre russe Dmitri Medvedev, dans une interview accordée à l'AFP et au Figaro.

La décision de Paris de reconnaître l'opposition comme seul représentant du peuple syrien et de demander la levée de l'embargo sur les livraisons d'armes aux opposants du régime Assad est très discutable, a estimé M. Medvedev qui entame lundi soir une visite de travail à Paris.

Je rappelle que selon les principes du droit international approuvés par l'ONU en 1970, aucun gouvernement, aucun Etat ne doit entreprendre d'action visant au renversement par la force du régime en place dans un pays tiers, a souligné le Premier ministre russe.

Le président François Hollande, que doit rencontrer M. Medvedev lors de sa visite, avait reçu le 17 novembre le président de la nouvelle Coalition de l'opposition syrienne, Ahmad Moaz Al-Khatib.

Le souhait de modifier le régime d'un pays tiers en reconnaissant une force politique comme seul représentant de la souveraineté nationale ne me semble pas quelque chose de tout à fait civilisé, a poursuivi M. Medvedev.

C'est au peuple syrien, y compris à ces forces d'opposition, de décider du sort d'Assad et de son régime. Mais il est souhaitable que ces forces (d'opposition) arrivent au pouvoir par des voies légales et non pas grâce à des livraisons d'armes de la part de pays tiers, a poursuivi le Premier ministre.

La Russie ne soutient ni le régime Assad ni l'opposition. Nous avons une position neutre, a assuré M. Medvedev en soulignant que la seule solution était l'ouverture de négociations entre les parties en conflit et l'organisation de nouvelles élections.

Interrogé sur la poursuite des livraisons d'armes russes à la Syrie, M. Medvedev a affirmé que cette coopération militaire a toujours eu un caractère légal, et souligné par ailleurs qu'il n'y avait pas d'embargo de l'ONU sur les livraisons d'armes à la Syrie.

Tout ce que nous avons fourni, ce sont des armes destinées à se défendre contre une agression extérieure, a-t-il ajouté.

 

Medvedev se déclare prêt à revenir au Kremlin comme Président


MOSCOU - Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev s'est déclaré prêt à revenir un jour au Kremlin comme président de la fédération de Russie, dans une interview à l'AFP et au Figaro.

Si j'ai assez de force et de santé, si les gens me font confiance, alors je n'exclus pas que les choses prennent cette tournure, a déclaré M. Medvedev, interrogé sur son avenir politique.

Il ne faut jamais dire jamais. D'autant plus que je me suis déjà baigné une fois dans ce fleuve et que c'est un fleuve dans lequel on peut se baigner deux fois, a ajouté M. Medvedev, 47 ans, dans une allusion à la formule d'Héraclite selon laquelle On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve.

A la question Et votre Premier ministre sera alors...?, M. Medvedev a répondu en riant: La situation sera alors tout à fait différente.

Propulsé en 2008 à la présidence par Vladimir Poutine qui ne pouvait enchaîner plus de deux mandats consécutifs, M. Medvedev a été président de 2008 à 2012, avec M. Poutine comme Premier ministre.

En 2012, M. Poutine est revenu au Kremlin et a repris M. Medvedev comme Premier ministre.

M. Medvedev s'est félicité de sa collaboration avec M. Poutine: S'il y a quelqu'un avec qui il est facile de travailler comme Premier ministre après avoir été président, c'est Vladimir Poutine. Je n'aurais pas été le Premier ministre de quelqu'un d'autre, a-t-il affirmé.

Vladimir Poutine, 60 ans, qui a entamé en 2012 un mandat de six ans a évoqué la possibilité d'effectuer à nouveau deux mandats d'affilée et de rester au Kremlin jusqu'en 2024.

 

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Tag(s) : #Crise de l'Euro

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