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Un B-52 au dessus de la base aérienne d'Osan, en Corée du Sud, le 19 mars 2013.

 

Pyongyang a qualifié, mercredi 20 mars, de "provocation impardonnable" les vols d'entraînement de bombardiers B-52 américains au-dessus de la Corée du Sud, dans le cadre de manœuvres militaires conjointes. "Les Etats-Unis introduisent des moyens de frappe stratégique nucléaire sur la péninsule coréenne au moment où la situation est proche de basculer dans la guerre", s'est indigné un porte-parole du ministère des affaires étrangères nord-coréen dans une déclaration publiée par l'agenced'information officielle, KCNA. Pyongyang promet une "riposte militaire vigoureuse, si le bombardier effectuait une nouvelle sortie".

Le Pentagone avait révélé, lundi, le vol, le 8 mars, d'un bombardier stratégique B-52 au-dessus de la Corée du Sud dans le cadre de l'exercice militaire annuel "Foal Eagle" entre les deux pays. "Le B-52 peut exécuter diverses missions, dont celle d'emporter des bombes guidées de précision, conventionnelles ou nucléaires", avait précisé le porte-parole du Pentagone, George Litte.

 

Un soldat nord-coréen surveille le Sud, à Panmunjom, à la frontière entre les deux Corées, le 19 mars.

 

L'agence d'information sud-coréenne Yonhap a rapporté, mercredi, qu'un B-52 était également sorti mardi. Ce n'est pas la première fois que les Etats-Unis effectuent des vols d'entraînement de leurs bombardiers dans les cieux sud-coréens, mais le Pentagone a cette fois choisi de bien souligner ces faits afin d'envoyer "un signal très fort" à Pyongyang sur l'engagement de Washington aux côtés de son allié du Sud.

Depuis quelques semaines, la tension est remontée d'un cran sur la péninsule, en raison du tir réussi en décembre d'une fusée nord-coréenne, considérée par Séoul et ses alliés comme un missile balistique, suivi d'un troisième essai nucléaire en février puis de nouvelles sanctions votées par le Conseil de sécurité de l'ONU à l'encontre de Pyongyang.

 

 

La Corée du Sud victime d'une cyberattaque


Après la paralysie des réseaux informatiques de plusieurs chaînes de télévision et de banques, dans un contexte de vives tensions avec la Corée du Nord, Séoul pense être la cible d'une vaste cyberattaque. Les réseaux informatiques de trois chaînes de télévision (KBS, MBC et YTN) et des banques Shinhan et Nonghyu sont "partiellement ou entièrement paralysés", selon l'Agence sud-coréenne de sécurité Internet (KISA), un organisme d'Etat.

 

Le fournisseur d'accès à Internet LG Uplus a également déclaré une avarie de ses systèmes informatiques. La responsabilité du régime nord-coréen n'était pas immédiatement établie, mais Pyongyang, dont les menaces vont croissant depuis les nouvelles sanctions votées à son encontre par le Conseil de sécurité des Nations unies, est soupçonné d'avoir orchestré deux cyberattaques d'envergure aux dépens de la Corée du Sud en 2009 et en 2011. A chaque fois, des administrations publiques et des institutions financières ont été ciblées, leurs réseaux mis provisoirement hors d'état.

 

Des sources au sein du renseignement sud-coréen citées par la presse estiment à 3 000 le nombre d'informaticiens nord-coréens mobilisés pour la cyberguerre. Selon le gouvernement, la Corée du Sud a subi 40 000 cyberattaques de l'extérieur ou de l'intérieur en 2012 contre 24 000 en 2008.

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Tag(s) : #CONFLICTS DANS LE MONDE

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