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BRUXELLES - La Chine est prête à abonder le Fonds européen de stabilité financière (FESF), principal instrument pour enrayer la crise de la dette dans la zone euro, ont indiqué mercredi des diplomates européens avant un sommet des dirigeants européens à Bruxelles.

La Chine est pour abonder le Fonds en créant une entité autonome d'investissement (spin-off), a dit un diplomate s'exprimant sous couvert de l'anonymat. Les autres puissantes émergentes (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) n'ont pas encore indiqué si elles participeraient à ce fonds, a-t-il ajouté.

L'Argentine a clairement indiqué qu'elle ne participerait pas au sauvetage de la zone euro, a dit un autre diplomate.

Les diplomates n'ont pas précisé à quelle hauteur devrait s'élever la participation de la Chine. Le directeur du FESF, Klaus Regling, est attendu à Pékin vendredi, à l'issue du sommet, a par ailleurs annoncé la délégation de l'Union européenne à Pékin.

Le porte-parole du ministère chinois des Affaire étrangères, Jiang Yu, a déclaré mercredi que la Chine avait une attitude ouverte et allait discuter avec les Européens des multiples manières de coopérer. La Chine a plusieurs fois réitéré ces dernières semaines son soutien à la zone euro.

On ignorait quels seraient les interlocuteurs à Pékin de M. Regling et aucun responsable n'était immédiatement joignable au ministère des Finances ni à la banque centrale.

Les chefs d'Etat et de gouvernement européens pourraient décider mercredi soir d'élargir le Fonds de secours de la zone euro à des investisseurs externes.

Les marchés attendent des gestes forts du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union monétaire à Bruxelles, qui s'ouvrira dans la soirée après un sommet des 27 pays de l'Union européenne. Mais les espoirs de voir un accord d'envergure sont minces en raison des divergences persistantes entre Européens.

Les dirigeants européens doivent notamment éviter à tout prix la contagion de la crise de la dette grecque à l'Italie et l'Espagne, en particulier en trouvant un moyen d'augmenter la force de frappe du FESF, doté d'une capacité de 440 milliards d'euros jugée insuffisante pour répondre à la crise.

Mercredi, le quotidien China Daily a indiqué que les pays émergents et notamment la Chine étaient d'accord pour participer à un fonds de secours européen via le Fonds monétaire international (FMI).

Citant une source non identifiée proche des décideurs européens, le quotidien indiquait que l'accord (des émergents) pourrait être inclus dans le document final du sommet des dirigeants européens, si le sommet de Bruxelles décide d'ouvrir ce fonds à des investisseurs externes privés et publics.

Dans ce cas, la Chine, qui détiendrait déjà quelque 500 milliards de dollars de dette souveraine européenne, selon des experts français et allemands, et est assise sur un énorme matelas de réserves de change de 3.200 milliards de dollars, serait bien placée pour investir dans le FESF.

Le FESF doit être renforcé, soit en lui permettant d'assurer la dette émise par des pays européens, soit par un élargissement des moyens mis à sa disposition, notamment en faisant appel à des investisseurs externes.

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(©AFP / 26 octobre 2011 11h13)

Tag(s) : #Crise de l'Euro

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