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© photo news.


L'Union européenne est proche d'un accord pour autoriser la culture des OGM qui se ferait toutefois "à la carte", avec la possibilité pour les Etats d'interdire les semis sur leur territoire, a annoncé la présidence grecque à l'issue d'un débat public entre les ministres de l'Environnement à Bruxelles.

 

ogm = pas assez de recul


"Une grande majorité des Etats est favorable à faire bouger les choses", s'est félicité Tonio Borg, le commissaire à la Santé responsable du dossier, à l'issue de ce débat.

"Ce que nous proposons n'est pas un dogme. Cela peut être affiné", a-t-il souligné. "Un accord politique s'est dessiné et nous espérons parvenir à une adoption pour la fin de l'année", a pour sa part déclaré le ministre grec Yannis Maniatis, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE.

Le compromis en discussion permet à chaque Etat d'interdire la culture d'un OGM sur tout ou partie de son territoire pour des raisons autres que la santé et l'environnement, comme l'ordre public, l'aménagement du territoire ou la lutte contre la dissémination. La France a tenté de s'opposer à cette solution avec une contre-proposition d'autorisation à deux niveaux, jugée "plus solide que le système dérogatoire", a plaidé le ministre Philippe Martin.

La formule préconisée par la France prévoit l'inscription des demandes de cultures d'OGM ayant reçu un avis favorable sur une liste et donne ensuite aux Etats la faculté de refuser ou d'autoriser la mise en culture. Mais ses partenaires ont refusé de "tout reprendre à zéro" et l'Espagne a même accusé Paris d'obstruction. "La renationalisation des autorisations nous ramènerait à la case départ", avait averti Tonio Borg.

 

FANTASMAGORIK® OGM … on Behance

 

Quatre pays s'opposaient pour des raisons diverses à la solution dérogatoire: la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la Belgique. Cette minorité de blocage a volé lundi. Le Royaume-Uni s'est rallié au compromis car "il n'y a plus de raisons de retarder l'accès des marchés européens aux OGM", a expliqué son représentant. L'Allemagne a pour sa part annoncé "passer du rejet absolu à l'examen approfondi".

La Belgique a catégoriquement refusé le compromis proposé par la présidence grecque, sans pour autant se rallier à la position française.

 

source

 


non aux OGM

Tag(s) : #NATURE - ECOLOGIE

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