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1.02.2012, 17:39

© Collage: "Voix de la Russie"
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La Commission européenne entend préparer vers mars un projet de directive sur l’introduction es mesures protectionnistes contre la Chine.

 

L’UE justifie l’ntroduction des mesures protectonistes par le fait que les autorités chinoises bloquent aux entreprises européennes l’accès de certains segments du marché. Selon le commissaire européen au commerce Karel de Gucht, les sociétés européennes opérant en Chine se heurtent aux problèmes crées par la poltique commerciale des autorités locales et notamment en ce qui concerne «le monopole d’accès aux matières premières».

Les prises de positions des fonctionnaires de la Commission Européenne reprennent littéralement le langage employé ces derniers temps par Wshington. Dans son message annuel au Congrès le président Obama avait à son tour appelé la Chine à renoncer au dumping et au protectionnisme. Les journalistes ont calculé que dans son son intervention le président des États-Unis avait cinq fois mentionné la Chine avec une connotation négative. De même que les griefs européens, les revendications américaines à l’égard de la Chine confinent à un ultimatum.

Lundi l’OMC a statué sur le bien-fondé de la requête des États-Unis et de l’UE qui pointaient du doigt la non-conformité aux normes de l’OMC des restrictions introduites par les autorités chinoises concernant l’exportation de certaines matières premières. Selon Yakov Berger, collaborateur de l’Institut d’Extrême-Orient de l’Académie russe des sciences, la montée des contradictions dans les échanges internationaux porte un caractère objectif.

«La situation dans les échanges et les finances internationaes est en train de s’aggraver, ce qui affecte les principaux acteurs du marché international comme L’UE, les États-Unis et la Chine. La Chine en accuse l’UE et les États-Unis et l’UE s’en prend en réponse à la Chine».

En fait, c’est l’UE qui s’expose de plein fouet à une nouvelle vague de la crise qui remet en cause sa cohésion politique et économique. La Chine est fortement éprouvée par la chute de l’euro qui rend moins compétitive son industrie dans les échanges avec l’Europe et les États-Unis. Chacune des parties a recours aux mesures protectionnistes et à l’intervention de l’État dans l’économie, les finances et les crédits. On assiste à d’énormes ruptures d’intérêts qui sapent l’unité du marché international, - estime le sinologue russe Yakov Berger.

«Ce sont les facteurs de sécurité économique, d’augmentation de l’emploi, de réduction de la dépendance vis-à-vis de l’importation et de développement de la production nationale, qui devienent prioritaires pour l’Occident dans le contexte de la crise».

Devenue depuis longtemps la fabrique du monde, la Chine doit désormais faire face non sulement aux États-Unis et à l’UE mais encore à l’Inde et aux pays émergents comme le Vietnam.

Tag(s) : #Crise de l'Euro

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