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Attention, Robert Zoellick s’exprime! Pour ceux qui ne connaissent pas cet homme, il a travaillé pour le gouvernement Bush, pour la Goldman Sachs, et est maintenant directeur de la banque mondiale, entre autres joyeusetés sur son CV, autant dire quelqu’un en qui on peut avoir confiance… 8O

Au travers d’une interview, il s’est exprimé expliquant que les mesures d’austérités étaient nécessaires quel que soit le pays, que la Chine est en train de devenir la plus grande puissance mondiale et qu’au final, on va affronter bien pire que ce qui s’est passé la semaine dernière, rassurant ! vu sur "les moutons enragés"

« Nous sommes au début d’une tempête nouvelle et différente », estime le président de la Banque mondiale Robert Zoellick.
Le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick (c) Afp Le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick (c) Afp

L’économie mondiale est entrée dans une « phase nouvelle et plus dangereuse » et il reste très peu de marge de manoeuvre aux pays les plus développés, a déclaré samedi 13 août le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick.

Le problème de la dette des pays européens est selon lui plus inquiétant dans l’immédiat que les conséquences « à moyen et long terme » de la baisse de la note de la dette américaine, qui a provoqué la panique des marchés.

Avec la Grèce et le Portugal assommés par leur dette, c’est non seulement l’économie de la zone euro qui est menacée, mais aussi l’existence même de la monnaie européenne, estime Robert Zoellick.

Les investisseurs commencent selon lui à se demander combien de temps l’Allemagne et la France vont pouvoir continuer à soutenir les pays menacés, sans se mettre eux-mêmes en danger de voir leur note diminuer à son tour.

Une phase dangereuse

« Nous sommes au début d’une tempête nouvelle et différente, ce n’est pas la même crise qu’en 2008″, a ainsi déclaré le président de la Banque mondiale dans une interview publiée par l’hebdomadaire australien Weekend Australian.

« Dans les quinze derniers jours, nous sommes passés d’une reprise difficile – avec une bonne croissance pour les pays émergents (…) mais bien plus hésitante pour les pays les plus développés – à une phase nouvelle et plus dangereuse », explique-t-il.

Des mesures « sévères » à prendre

La crise dans la zone euro « pourrait bien être le problème le plus important » de l’économie mondiale, ajoute Zoellick. Celui-ci engage les pays européens à prendre les mesures nécessaires le plus rapidement possible.

« La leçon de 2008, c’est que plus on attend et plus les mesures doivent être sévères », a-t-il rappelé. Avant d’encourager le Premier ministre britannique David Cameron à maintenir, malgré les émeutes, les mesures d’austérité, qui sont « vraiment nécessaires ».

Robert Zoellick estime que cette crise est en train de transférer « très rapidement du point de vue historique » le pouvoir économique de l’Occident vers la Chine. Pourtant, Pékin « ne tient pas à ce rôle ».

La Chine a ses propres soucis

La Chine a en effet ses propres soucis à gérer : éviter la surchauffe de son économie, mais aussi limiter la pollution, réformer son système fiscal. Ou encore maintenir l’équilibre entre entreprises publiques et privées.

Une dévaluation du yuan, souligne Zoellick, aiderait à modérer l’inflation, mais rendrait les produits étrangers moins chers sur le marché chinois. Ce qui pose des problèmes politiques.

La Chine veut également améliorer la protection sociale de sa population, mais sans aller jusqu’au modèle européen. « Ils me disent… qu’il coûte trop cher. »

Source: tempsreel.nouvelobs.com

Tag(s) : #AIR DU TEMPS

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