Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Alors que Rio+20 confirme le grand néant, Paris réinvente le grand n’importe quoi et le début des illusions perdues.

 

Résumé de la situation. En 2007, sous la pression d’un certain Nicolas H. et de sa «charte», l’homme qui prit les commandes du pays, lui aussi baptisé Nicolas, entreprit un grand chantier (le Grenelle du néant), histoire d’expliquer à la face du monde que notre mode de vie était insoutenable, et qu’il fallait —enfin— changer de direction. S’ensuivit, après un court passage d’Alain J., bouté du ministère pour cause de juge, l’arrivée d’un certain Jean-Louis B. Totalement inculte en matière de planète, il pourra néanmoins prétendre que —dans ses instants à jeun— il avait tenté quelque chose. Puis, le lider maximo verde annonça lors d’un salon de l’agriculture que «l’environnement ça suffit». Et l’hôte de l’Elysée de détruire ainsi le si-peu que ses sbires avaient construit, avant de prendre le tournant nauséabond qui lui a valu, fort heureusement, de retrouver le temps de s’occuper de sa progéniture. Et de supprimer au passage, pour la première fois depuis des décennies, le rôle de «ministre vert» de notre beau pays, parce qu’il avait besoin d’une porte-parole sans parole .

L’an dernier, Nicolas-le-pessimiste, (pas le président, l’autre), décida de concourir à la fonction suprême sous un vert étendard, avant de se faire jeter, par une primaire mal emmanchée, au profit d’une juge sans doute fort compétente es-tribunal, qui connaissait aussi bien le «vert» que ses lunettes étaient rouges. Là-dessus, le Calife promis aux meilleurs suffrages de l’hexagone s’est retrouvé non grata pour cause de frasques cul-tuelles et new-yorkaises, et voilà donc notre François II propulsé sur le trône du lider maximo verde.

Dès lors, c’était il y a peu, la question était posée: fallait-il jeter un écologiste en pâture au Ministère des couleuvres vertes? Avec raison, le nouveau lider productivo, décida de n’en rien faire, et de propulser une inconnue (pour nous autres mortels) au Ministère de la bien-pensance écologique. J’en étais resté là, en me disant, pourquoi pas?

Une élection et un remaniement plus tard, l’hôte de ces lieux se retrouva gros-Jean comme devant. Alors qu’il peaufinait un portrait de «sa» ministre sur la base des premières décisions d’icelle, voilà qu’il se retrouve avec une autre à gérer. Laquelle avait probablement si bien râlé contre sa précédente patronne, qu’elle s’est retrouvée à la tête d’une administration pour elle-toute-seule. belle motivation! Pudique, nous l’appellerons Delphine B. Encore une fois, que les choses soient claires: il ne s’agit pas ici de procès d’intention. Juste un immense sentiment de lassitude de découvrir que de Nicolas I à François II, la «verditude» est vraiment devenue un jouet. Bravo Monsieur le Président!

 

 

 

Denis Delbecq

Tag(s) : #NATURE - ECOLOGIE

Partager cet article