Bachir Saleh
Durant 5 ans, la "République irréprochable" dans la bouche de Nicolas Sarkozy s'est révélée être de l'enfumage. Aller jusqu'à faire assassiner un chef d'État étranger, quoi qu'on puisse penser de lui, est du nazisme. Espérons que la malédiction Kadhafi va se poursuivre...

Chaque jour davantage, suite au pavé dans la marre lancé par Médiapart, c'est panique à bord de l'Élysée. Embarrassée, la présidence de la République a été obligée de faire fuir son témoin principal parisien, le traitre Bachir Saleh. Il aurait précipitamment quitt2 la France, exfiltré vers une destination inconnue, alors que, hier, sur l'antenne de BFMTV, Nicolas Sarkozy affirmait que s'il est poursuivi par Interpol, il allait être arrêté.

Une chevauchée fantastique irréelle, qui sera déconstruite, bien sûr. Quelle explication va-t-on donner encore face à cette violence silencieuse et sourde ? Les Français seront-ils aussi hypocrites et racistes que ceux qui ont mené une guerre illégitime contre la Libye et le frère guide Mouammar Kadhafi ? On comprend dès lors, que la "communauté internationale" est une arnaque. Le cas Interpol est vraiment ridicule et ne concerne visiblement que les petits. C'est ainsi que le financier de Mouammar Kadhafi a été menacé et finalement sauvé, puisqu'il a accepté de trahir. C'était la vie sauve ou le choix de la prison ou de la mort. Hélas, il risque de vivre caché si dimanche, François Hollande gagne.


Moussa Koussa
Quant au cas Moussa Koussa, l'ancien chef des renseignements libyens réfugié au Qatar, interdiction lui est faite de s'exprimer depuis son exil. Mais, étrangement, cette fois-ci, on lui demande de démentir que le document publié par Médiapart est authentique. Cherchez l'erreur ! Une façon aussi ridicule que triste de tenter de noyer le poisson par l'Élysée. Pire, la menace qatarie est assortie d'une extradition vers la Libye si d'aventure, Moussa Koussa ne démentait pas. Un vrai chantage criminel...

Nicolas Sarkozy accuse les journalistes de donner de la crédibilité aux révélations de Médiapart. Mais, comment peut-on donner une once de confiance aux démentis de Moussou Koussa et Bachir Saleh ? Hier, ils étaient considérés comme partisans du diable. Celui que les médias continuent de considérer comme dictateur mais n'arrivent pas réellement à démontrer leurs accusations ne peuvent-t-ils pas arrêter cette récréation insipide et d'être un peu plus courageux ?

Toujours est-il que, ces deux félons risquent de connaître le même sort que l'ex ministre libyen du pétrole, Choukri Ghanem, retrouvé mort dans le Danube en Autriche. On parle de noyade. On l'a probablement drogué avant de le précipiter dans le fleuve...La vengeance posthume du frère guide Mouammar Kadhafi semble s'écrire peu à peu en lettre d'or...