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Il y a quelques jours, je suis tombée sur un article qui m'a fait "tilt". L'auteur évoque des anomalies survenues 3 jours avant le séisme du 11 mars (qu'on nomme séisme de Tohoku) dans le domaine de la ionosphère entre autres. Cela m'a fortement rappelé le programme HAARP qui justement bombarde la ionosphère. Les scientifiques auraient-ils sans le vouloir donné une preuve de modifications de la ionosphère engendrées par le système HAARP ? Je vous laisse juge. Voici un extrait de Wiki sur HAARP, puis la traduction de l'article.

HAARP par Wikipédia :

Le projet High Frequency Active Auroral Research Program, abrégé en HAARP, est un programme américain à la fois scientifique et militaire de recherche sur l'ionosphère. Ses activités dépendent de la base aérienne de Kirtland AFB et sont financées conjointement par l'armée de l'air et la marine des États-Unis, ses activités scientifiques étant gérées par l'Université d'Alaska et sa mise en oeuvre par le laboratoire Phillips de l'US Air Force et l'Office of Naval Research1.
Les installations du HAARP utilisent notamment la technologie IRI (ionospheric research instrument) et des techniques radioélectriques afin de comprendre les mécanismes complexes qui gouvernent l'ionosphère, région de la haute atmosphère. Un des objectifs, par excitation via des ondes haute fréquence (HF), est d'étudier l'impact de l'ionosphère sur les communications longues distances.
Selon le site web dédié à ce programme (voir liens externes), cette installation a pour objectif d'étudier les propriétés de l'ionosphère. Plus particulièrement, elle permet d'étudier comment les perturbations de cette couche de la haute atmosphère par les orages magnétiques affectent les communications radio mondiales, les systèmes de navigation par satellite ainsi que les réseaux de transport d'électricité sur de longues distances.
Avec ces installations, les chercheurs « tentent aussi de produire de petits changements temporaires sur une région limitée, directement au-dessus du site d'investigation, qui, en aucun cas, ne peut être comparable aux phénomènes globaux provoqués par les perturbations solaires. Les instruments, d'une sensibilité extraordinaire, installés à l'observatoire HAARP permettent de faire des corrélations détaillées à partir des effets limités ainsi produits, permettant une meilleure compréhension de la façon dont l'ionosphère répond à une grande variété de phénomènes naturels.»

Le séisme de Tohoku a coïncidé avec des « anomalies » dans le ciel

Une analyse préliminaire de l'atmosphère et de la ionosphère au-dessus du Japon au mois de mars révèle des anomalies au niveau des infra-rouges et des électrons coïncidant avec le séisme de Tohoku, ont déclaré des chercheurs aux USA et en Russie. Les anomalies sont les plus récentes preuves d'un possible lien entre les activités sismiques et des changements dans l'atmosphère ou la ionosphère, bien que les sceptiques pensent qu'ils ne sont pas reliés.


Depuis plus d'un siècle, les sismologues ont recherché des signaux précurseurs des séismes. Ceux-ci vont des petites secousses dans le sol, à des lumières du type aurores boréales dans l'atmosphère et même à un comportement bizarre d'animaux. Mais malgré quelques rapports de tels incidents précédant les séismes – habituellement notés rétrospectivement – il n'y a jamais eu de méthode ciblée pour prédire avec précision le moment où un choc majeur va arriver.
Signes révélateurs ?

De nombreux scientifiques suivent toujours différents paramètres autour des régions sujettes à séismes dans l'espoir d'améliorer les prévisions ou peut-être même d'ouvrir la voie à des prédictions. Ces paramètres incluent les émissions infra-rouges dans la haute atmosphère et la teneur totale en électrons (TTE) de l'ionosphère – région de l'atmosphère terrestre entre 80 et 1000 km d'altitude qui contient des électrons et des ions. Les changements dans les émissions infra-rouges et aussi de la TTE sont connus survenir pour des raisons non-sismiques : les infra-rouges varient en fonction de la couverture nuageuse, par exemple, alors que la TTE est dynamisée pendant une plus grande activité solaire. Les chercheurs ont pourtant toujours déclaré qu'ils peuvent repérer un comportement anormal dans les infra-rouges et la TTE qui a coïncidé avec des séismes variés dans le passé, comme celui du Sichuan en Chine en 2008 et celui d'Haïti en 2010.

Aujourd'hui Dimitar Ouzounov de l'Université Chapman à Orange, Californie et ses confrères déclarent avoir une preuve de signaux infra-rouges et de TEE anormaux peu de temps avant le séisme de magnitude 9 qui a frappé la côte japonaise de Tohoku le 11 mars.
Les chercheurs pensent que les apparentes anomalies pourraient être une preuve qu'une activité sismique majeure est précédée d'une libération de radon qui ionise et réchauffe l'air environnant.
Le groupe d'Ouzounov a analysé rétrospectivement 4 paramètres : le rayonnement infra-rouge émis par la Terre, en utilisant une imagerie par satellite ; la TTE de l'ionosphère, calculée par signaux GPS ; la coupe transversale de l'ionosphère ou « tomographie », par des données de satellites en orbite basse ; et la densité des électrons de la haute atmosphère, calculé à partir de signaux pris dans 4 stations ionosondes basées sur le sol japonais. Les données infra-rouges ont été analysées en mars sur une période de 8 ans – de 2004 à 2011 – tandis que les données atmosphériques ne l'ont été qu'autour de la date du séisme de Tohoku.
Les chercheurs ont trouvé ce qu'ils disent être la première indication d'une anomalie infra-rouge le 8 mars 2011, trois jours avant le séisme. Le 11 mars, jour du séisme, l'emplacement de l'émission maximum d'infra-rouge serait tombée apparemment au-dessus de l'épicentre du séisme. Ils ont aussi trouvé dans le même temps une densité d'électrons, qui a atteint son maximum le 8 mars. Cette journée a également montré selon leurs découvertes, une variation anormale dans la TTE au-dessus de l'épicentre. Le 11 mars les ionosondes ont enregistré une « forte augmentation » de la densité des électrons.
Supporters et sceptiques
« Les résultats me semblent intéressants, même si le mécanisme physique n'est pas clair », dit Katsumi Hattori, un géologue à l'université de Chiba au Japon. « Je pense que leur approche est l'une des plus prometteuses dans la prévision de l'activité sismique. La prédiction – date, lieu et intensité – est difficile, mais la surveillance des émissions infra-rouges et la TTE peut fournir une information sur l'activité sismique. Ce sont juste les mêmes paramètres que ceux de la prévision du temps ».
De nombreux sismologues sont pourtant sceptiques quant aux bénéfices de telles analyses, en disant trouver des corrélations quand les données sont prises sélectivement. Ian Main, sismologue à l'université d'Edimbourg au Royaume-Uni, dit que les signaux dans l'atmosphère et l'ionosphère « fluctuent en permanence, et qu'il serait surprenant qu'une fluctuation ne survienne pas autour de la période du séisme. ». Il ajoute, « Une chose que vous pouvez prédire pour les séismes est que suivant l'évènement on prétendra avoir identifié rétrospectivement un comportement précurseur. »

Thomas Heaton, sismologue à l'institut californien de technologie est également sceptique au sujet des prédictions. « J'ai vu au cours des ans des douzaines de signaux rapportant des anomalies géophysiques », dit-il. Il nous reste toujours à découvrir un précurseur de séisme qui produit correctement un signal signifiant avant sa survenue. En fait, plus nous regardons, plus il semble que si fort soit le séisme, il démarre de manière similaire à celui d'un faible séisme », ajoute-t-il, expliquant qu'en raison des similarités, même un signal précurseur n'aiderait pas à juger de l'intensité d'un séisme à venir.

Ouzounov et son équipe espèrent pourtant que leur travaux aideront à la fois la prévision et la prédiction. Ouzounov a déclaré sur physicsworld.com qu'ils avaient une liste de plus de 100 séismes sur les derniers dix ans et avaient découvert une « apparence rationnelle des signaux atmosphériques et ionosphériques dans le même cadre que celui du séisme de Tohoku. »
Les résultats préliminaires sont disponibles sur le serveur de prépublication arXiv.


L'auteur : Jon Cartwright est un journaliste indépendant basé à Bristol, Royaume-Uni. Cet article a paru d'abord à physicsworld.com.
SOURCE


Traduction par Hélios "Bistro Bar Blog"

Tag(s) : #AIR DU TEMPS

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