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ANKARA - Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a menacé mardi à Ankara de saisir la Cour pénale internationale (CPI) si Israël réalise son projet de construction controversé dans une colonie juive près de Jérusalem.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé la construction de 3.000 logements de colons en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, notamment dans le secteur dit E1, près de Jérusalem, à titre de sanction contre l'accession de la Palestine au statut d'Etat observateur à l'ONU le 29 novembre.

S'il était mené à bien, le projet E1 qui relierait la colonie de Maalé Adoumim à des quartiers de colonisation juive à Jérusalem-Est, couperait en deux la Cisjordanie et l'isolerait de la Ville sainte, compromettant la viabilité d'un futur Etat palestinien. Il a été condamné par la communauté internationale, en particulier l'Union européenne.

Si les Israéliens choisissent la paix, il nous trouveront prêts. Mais s'ils choisissent les colonies, surtout s'ils bâtissent dans E1, nous avons d'autres options, a expliqué M. Abbas lors d'une conférence de presse avec le président turc Abdullah Gül dans la capitale turque où il était en visite officielle.

Il répondait à une question d'un journaliste lui demandant si après avoir obtenu le statut d'Etat observateur à l'ONU, la Palestine envisageait de recourir à la CPI pour faire condamner Israël.

Si Israël persévère dans cette voie, nous y répondrons par toutes les méthodes, évidemment pacifiques, et parmi elles, cette cour pourrait être saisie, a ajouté M. Abbas en qualifiant le projet E1 d'hostile et de ligne rouge.

Même si la CPI est saisie par les Palestiniens, des poursuites contre des responsables israéliens sont peu probables à court terme.

M. Abbas a estimé que les projets de construction du gouvernement Netanyahu visaient à punir les Palestiniens après le vote du 29 novembre à l'ONU. Ce vote a été condamné par Israël qui considère que l'initiative palestinienne devant l'ONU constitue un obstacle à un règlement de paix négocié.

Le président Gül a pour sa part vigoureusement dénoncé le projet de construction israélien, exhortant l'Etat hébreu à ne pas jouer avec le feu.

Au cours d'un dîner en l'honneur de son hôte palestinien, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé que la Cisjordanie et la bande de Gaza appartiendraient toujours aux Palestiniens, malgré tous les complots israéliens pour occuper leurs territoires.

Nous serons toujours à vos côtés dans votre lutte pour arrêter la colonisation israélienne qui prend au piège la terre du peuple palestinien comme une tumeur maligne, a ajouté M. Erdogan.

La Turquie soutient la cause palestinienne et entretient des relations exécrables avec Israël depuis l'assaut meurtrier de l'armée israélienne en 2010 contre un navire d'aide humanitaire pour Gaza, au cours duquel neuf Turcs avaient péri.

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Tag(s) : #CONFLICTS DANS LE MONDE

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